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Concours en médecine : nouveau recours des étudiants contre les quotas

V.K. - Jeudi 13 juillet 2017
V.K.

En finir avec l'épée de Damoclès qui pèse depuis trop longtemps sur les étudiants de médecine et contraindre les responsables politiques à prendre des décisions scientifiquement pesées et cohérentes, tel est l'objectif du nouveau recours introduit au Conseil d'Etat, par le CIUM, la FEF et la fédé contre les quotas.

Les trois associations étudiantes  ont introduit  un recours au Conseil d'Etat contre les classements qui seront établis à l'issue du concours pour les études de médecine et dentisterie en Belgique francophone. La Fédération des Etudiants Francophones (FEF), le Comité inter-universitaire des étudiants en médecine (Cium) et la Fédé, la fédération des étudiants de l'ULg, jugent ces classements illégaux, car ils se basent sur des quotas qui ont déjà été invalidés par le Conseil d'Etat qui les avaient considéré, en 2016, inadaptés aux besoins de la population.

Or souligne Giovanni Briganti, le co-président du CIUM, "la sélection qui se décline sur 3 niveaux (quotas fédéraux, quotas communautaires et quotas universitaires ) est basée sur ces quotas". Ceux-ci sont d'autant plus absurdes que, d'une part la pénurie de médecins généralistes est avérée en Wallonie, de même que certaines spécialités médicales et que, d'autre part, à l'issue du concours organisé en septembre, 682 étudiants seront admis aux études de médecine et de dentisterie pour un total de seulement 528 numéros Inami à la fin du cursus, établis par le fédéral. La Fédération Wallonie-Bruxelles a en effet établi des sous-quotas pour chaque université. L'UCL accueillera ainsi 176 étudiants, l'ULB 156, l'UNamur 143, l'Ulg 135 et l'UMons 72. Les places seront réparties entre les étudiants les mieux classés à l'issue du concours. C'est précisément contre ces sous-quotas que les associations étudiantes introduisent une recours, lui espérant une issue politique plus favorable que le précédent recours.

"Nous ne sommes pas contre un concours", poursuit M. Briganti. "C'est même préférable à un examen d'entrée. Mais la limitation actuelle est fantaisiste. Où est le cadastre dynamique demandé?", s'interroge-t-il, déplorant également "la partie de ping-pong" entre le fédéral et la Fédération Wallonie-Bruxelles dans ce dossier. Une partie de ping pong à laquelle s'ajoute l'incertitude politique du côté francophone du pays.

"Si ce sont les classements que nous attaquons devant le Conseil d'Etat, nous visons également le système du numerus clausus, alors que la pénurie est avérée dans la médecine générale ainsi que dans certaines spécialités", ajoute Maxime Mori, président de la FEF. Et d'exiger à nouveau un cadastre qui soit fondé non sur le seul nombre de titulaires d'un numéro Inami mais sur les équivalents temps plein.

L'arrêt du Conseil d'Etat est attendu dans le courant du mois d'août, selon les associations étudiantes.

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