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Contrôle budgétaire bouclé, oui mais…

F.D. - Lundi 20 mars 2017
F.D.

Le gouvernement Michel a bouclé son contrôle budgétaire. Il a réalisé un effort de 872 millions d'euros moyennant le maintien d'une marge de sécurité ramenée à 559 millions d'euros pour garantir les recettes fiscales durant les neuf mois de l'année à venir. Au final, ni recettes ni dépenses nouvelles, mais… toujours pas d’accord sur les modalités de la réintégration des malades de longue durée.

Le gouvernement Michel espère engranger quelque 100 millions d'euros via l'instauration de cette mesure cette année. Le comité de monitoring partait quant à lui encore du montant de 150 millions d'euros inscrit dans le budget initial. Cela coince donc au sein de la majorité – et surtout au niveau des partis flamands - sur l’application concrète de la mesure.

Dimanche après-midi, le député fédéral de la N-VA Jan Spooren a fait part de sa satisfaction face à la proximité de la mise en œuvre du plan de réintégration, parlant d'une approche équilibrée liant "la responsabilisation aux efforts produits par toutes les parties pour réintégrer les malades de longue durée sur le marché du travail".

« Au cabinet de la ministre de la Santé, on s'est dit étonné. Il n'y avait pas encore d'accord sur les modalités du dispositif, et cela n'est toujours pas le cas, dit-on au cabinet de De Block », rapporte l’Echo ce matin. Lors de la conférence de presse de présentation du budget, la ministre avait elle-même dit que les partenaires approchaient d'un accord, mais celui-ci n'est absolument pas encore réglé dans les détails. 

Toujours selon le quotidien, l'Open Vld voudrait fixer la barre plus haut que le maximum de 10 travailleurs avancé par la N-VA pour les PME à exonérer.  Au CD&V, on souligne que beaucoup de choses restent ouvertes et qu'il est convenu de ne pas imposer de sanctions aveugles faisant en sorte que les employeurs et les travailleurs perdraient un pourcentage de leur indemnité s'ils ne donnent pas suite au plan de réintégration. Selon le cabinet du ministre de l'Emploi Kris Peeters (CD&V), il est bien question de sanctions, mais d'une portée limitée.  Bref, encore pas mal de points de désaccord …