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Le nombre de séjours hospitaliers de personnes non-résidentes reste limité en Belgique

Vendredi 14 juillet 2017

Les hospitalisations de patients ne résidant pas en Belgique venant dans le plat pays pour se faire soigner sont stables depuis 2011, selon le 4e rapport annuel de l'Observatoire de la mobilité des patients portant sur l'année 2014, relayé vendredi par le SPF Santé publique. Elles ne représentent que 1,2% des séjours dans des hôpitaux belges.

L'afflux de patients étrangers (n'ayant pas la nationalité belge) représente, lui, environ 1,53% de l'ensemble des séjours hospitaliers en 2014. Parmi eux, 37,8% concernaient des patients non domiciliés en Belgique.

Ces chiffres restent donc "relativement limités", souligne le SPF Santé publique. "On constate sur les quatre années étudiées par l'Observatoire que l'afflux est stable mais surtout très faible", souligne une porte-parole du SPF.

Comme les années précédentes, les Néerlandais (61,2%) et les Français (9,6%) représentent la majorité des patients non-résidents en Belgique soignés par des hôpitaux belges. L'Allemagne (3,8%) complète le podium.

Logiquement vu ces chiffres, les non-résidents sont surtout traités dans les hôpitaux situés au nord du pays et notamment à Gand, Hasselt, Maaseik et Anvers. Les hôpitaux à Bruxelles et Louvain accueillent une part importante de patients qui ne sont pas domiciliés en Belgique, note également l'Observatoire. "Cela pourrait s'expliquer par la présence d'hôpitaux universitaires."

L'observatoire a été créé en 2011 auprès du SPF Santé publique et de l'Inami (Institut national d'assurance maladie-invalidité). Sa mission principale est d'objectiver le flux de patients étrangers venus se faire soigner en Belgique. Il en mesure également les conséquences sur les listes d'attente et l'offre de soins.

Parmi les missions de l'organisme, figure aussi la facilitation, la négociation et l'accompagnement des conventions conclues entre des hôpitaux belges et des assureurs de soins étrangers (mutuelles, etc.). Celles-ci sont majoritairement de qualité, constate le rapport. Cependant, des améliorations peuvent être apportées dans l'information et la communication avec le patient ainsi que sur les soins post-hospitaliers. L'observatoire note également que les contrats établis avec un assureur de soins public répondent en général mieux à ses directives que s'il est conclu avec le privé.

Une autre mission de l'observatoire est de collecter des données sur le délai d'attente pour le traitement dans des hôpitaux belges des patients qui ressortent d'un organisme assureur belge, c'est-à-dire le temps entre la décision de réaliser l'intervention et sa réalisation. Dans son rapport portant sur 2014, il s'est concentré sur l'imagerie médicale et la cataracte. Il en ressort que les délais peuvent différer "selon le fonctionnement et l'organisation des hôpitaux et également, dans le cas de l'imagerie médicale, selon la pathologie des patients".