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Lettre ouverte des fédérations hospitalières au Gouvernement

F.D. - Jeudi 13 juillet 2017
F.D.

Tandis que le conclave budgétaire bat son plein, les fédérations hospitalières wallones (Unessa et Santhea) et bruxelloises (Santhea et Gibbis) entendent attirer l’attention du gouvernement, mais aussi du grand public, sur la situation financière particulièrement difficile des hôpitaux. Au travers d’une lettre ouverte au Gouvernement, elles réitèrent leur exigence de clarté et de stabilité budgétaire.

 « Si nous avons rédigé cette lettre ouverte c’est que nous sommes bien sûr sensibles à la problématique de l’amélioration des conditions de travail, mais aussi que nous avons un peu l’impression que l’on veut nous obliger quelque-part à choisir entre l’amélioration des conditions de travail et le maintien de l’emploi », indique Dieter Goemaere, porte-parole de GIBBIS.

« En effet, pour l’instant, pour toute nouvelle mesure que nous proposons, on nous demande de faire des économies pour un montant équivalent. Et dans la mesure où l’on remarque déjà que la norme de croissance (1,5% contre 4,5% il y a encore quelques années) ne suffit pas pour couvrir les dépenses courantes, nous demandons maintenant au gouvernement un signal fort, à savoir nous octroyer un budget au-delà de la norme de croissance », poursuit Dieter Goemaere.

Malgré le contexte difficile, les fédérations hospitalières participent activement aux discussions en vue d’un nouvel accord social pour le secteur des soins de santé fédéral, mais pas à n'importe quel prix. « Toute mesure qui sera prise dans les suites de ces négociations en cours devra, de toute évidence, être correctement et adéquatement financée par l’autorité », préviennent les fédérations hospitalières.

Dans le cadre du conclave budgétaire, les ministres De Block et Peeters vont demander des budgets afin de pouvoir concrétiser le projet d’accord social. Ces moyens supplémentaires devront couvrir l’impact des mesures d’économies tant sur les hôpitaux publics que privés.

« Même si les budgets ne seront dégagés qu’en octobre lors du prochain conclave budgétaire, les dés sont déjà en train de se jeter. C’est pourquoi nous avons jugé que le moment était opportun pour rappeler nos exigences au Gouvernement. Nous attendons qu’il donne au secteur les garanties que l’amélioration des conditions de travail pourra s’accompagner d’un maintien de l’emploi et de la qualité des soins données », conclut le porte-parole de GIBBIS.

> Découvrir l'intégralité de la lettre ouverte

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