900.000 euros par an pour améliorer la santé dans les prisons wallonnes

Le gouvernement wallon a donné son feu vert au lancement d'un appel à projet destiné à améliorer la santé physique et mentale des personnes détenues dans les prisons wallonnes et à favoriser leur réinsertion dans la société, a annoncé la ministre régionale de la Santé, Alda Greoli (cdH). Une enveloppe annuelle de 900.000 euros a été prévue à cet effet.

«La détention d'une personne en prison a des effets délétères sur sa santé. L'incarcération aggrave, voire provoque, trop souvent des problèmes de santé mentale et d'assuétudes. Or, le détenu aura besoin à sa sortie de l'entièreté de ses capacités pour se réinsérer dans la société», a souligné Alda Greoli.

Si la santé dans les prisons est une compétence fédérale, la Wallonie, elle, est responsable de la prévention, de la promotion de la santé et de la réduction des risques. «Elle a donc un rôle à jouer pour aider les détenus», a poursuivi la ministre.

Forte de cette compétence, la Région va renforcer ses actions dans les 14 prisons wallonnes «en donnant aux personnes détenues des outils supplémentaires pour améliorer leur santé physique et mentale en prison et pour les aider à poursuivre leurs suivis après leur sortie de prison», a-t-elle ajouté.

Dans ce cadre, un appel à projet sera publié au Moniteur belge dans les prochaines semaines. Il élira un consortium qui devra rassembler en son sein des institutions déjà actives dans les prisons wallonnes, notamment des services ambulatoires spécialisés en promotion de la santé, en santé mentale, en assuétudes et en réduction des risques.

Concrètement, deux travailleurs (au minimum deux quart-temps dans les petites prisons) seront attachés à chaque établissement pénitentiaire. Ils travailleront en étroite collaboration avec les services présents en prison afin de compléter les aides existantes, leur mission visant, entre autres, à la prévention des maladies transmissibles, à la formation en matière de gestes d'hygiène et de soins primaires, à l'information en matière de dépistages disponibles en prison ou encore à la prévention du suicide.

Le projet sera mis en œuvre dès 2019 sur une base pilote de 3 ans. Il pourra être renouvelé en fonction des résultats de son évaluation, a enfin précisé la ministre.

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