Le nombre de personnes vivant avec une maladie d’Alzheimer ou une pathologie apparentée pourrait passer de 214.736 en 2025 à 353.357 en 2050 en Belgique, soit une hausse de 64,55 %. C’est ce qu’indique la fondation Stop Alzheimer, sur la base de projections actualisées qui mettent en évidence l’impact du vieillissement démographique et la nécessité de renforcer à la fois la recherche et l’accompagnement des patients.
Selon ces estimations, la progression concernera l’ensemble du pays, mais avec des intensités variables selon les régions. En Wallonie et en Communauté germanophone, le nombre de personnes atteintes passerait de 63.801 en 2025 à 104.227 en 2050 (+63,36 %). En Région de Bruxelles-Capitale, il augmenterait de 15.304 à 21.449 cas (+40,15 %). En Flandre, les projections font état d’une progression de 135.631 à 227.681 personnes concernées sur la même période.
« Nous espérons tous une avancée majeure dans le développement de traitements capables de freiner, voire de stopper, l’Alzheimer et les pathologies apparentées. Mais en attendant, il est de notre responsabilité collective d’anticiper cette évolution et de garantir un accompagnement de qualité aux personnes touchées aujourd’hui et demain », souligne Lucie Leroux.
Le vieillissement de la population demeure le principal moteur de cette augmentation. Les nouvelles modélisations montrent également une évolution différenciée du risque selon le sexe et l’âge. Le risque de développer une démence augmente chez les hommes dans l’ensemble des catégories d’âge analysées, tandis qu’il diminue dans certaines tranches d’âge chez les femmes. Ces dernières restent toutefois globalement plus exposées.
Pour la fondation, ces perspectives renforcent la nécessité de poursuivre les investissements dans la recherche biomédicale afin de développer des traitements plus efficaces. Elle plaide également pour un soutien accru à la recherche psychosociale et aux initiatives visant à améliorer la qualité de vie des patients, de leurs proches et des professionnels impliqués dans leur prise en charge.
« C’est précisément la mission de Stop Alzheimer : faire avancer la recherche sous toutes ses formes, fondamentale, clinique et psychosociale, pour répondre à l’urgence d’aujourd’hui tout en préparant les solutions de demain », ajoute Lucie Leroux.
La fondation rappelle par ailleurs qu’une part importante des futurs cas pourrait être évitée. Selon le rapport 2024 de la Lancet Commission, jusqu’à 45 % des cas de démence pourraient être associés à des facteurs de risque modifiables. Les projections publiées ne prennent pas en compte l’impact potentiel de politiques de prévention renforcées, laissant entrevoir une marge d’action pour limiter la progression de la maladie.
Les chiffres ont été actualisés par Expertisecentrum Dementie Vlaanderen à partir du modèle de risque 2026 d’Alzheimer Europe et des projections démographiques régionales publiées par Statbel.








