Aurore Girard prend la tête du Collège de Médecine Générale

Présidente de la SSMG, le Dr Aurore Girard est devenue la nouvelle présidente du Collège de Médecine Générale (CMG). À ses côtés, une équipe renouvelée avec le Dr Guy Delrée (FAGW) à la vice-présidence, le Dr Anne-Laure Lenoir (ULiège) à la trésorerie et le Dr Anne Gillet (GBO).

Adepte du travail en équipe, cette composition reflète une volonté forte et ancrée : « Faire tourner la présidence entre les différentes organisations membres, pour que chacune se sente pleinement partie prenante et que toutes les sensibilités soient écoutées : syndicats, sociétés scientifiques, universités, cercles de médecins... »

Les dossiers importants : pénurie, gardes, OLS…

Quand un consensus émerge de cette diversité, il permet de porter une décision avec davantage de poids. « On peut dire que cette position est portée différemment face aux instances comme l'INAMI ou les autorités politiques. »

Au quotidien, le CMG ne prend pas position sur tous les sujets. Sur la répartition des tâches entre pharmaciens et médecins généralistes, par exemple, aucun accord interne n'a été trouvé à ce stade. « Lorsqu’on ne nous entend pas sur un sujet, c'est que nous n’avons pas encore de consensus. Cela ne veut pas dire que nous n’en parlons pas, ni que nous n’avançons pas sur le dossier », explique le Dr Aurore Girard.

La nouvelle présidente veut cultiver le dialogue, rechercher des accords et répondre aux nombreux défis qui se présentent. « La pénurie de médecins généralistes est au cœur des préoccupations, tout comme la continuité des soins et l'organisation des gardes. La réforme de l'accès aux urgences et le positionnement des généralistes dans ce nouveau paysage soulèvent également de nombreuses questions, notamment autour des organisations locales de santé (OLS), qui, pour l'heure, existent surtout sur le papier. »

La question de l'installation des médecins l'interpelle également. En Belgique, des pistes sont à l'étude, comme à Ciney avec l'Université de Namur, où des stages en milieu rural sont proposés pendant la formation afin de familiariser les futurs médecins avec une pratique qui peut susciter des craintes avant d'être connue. La volonté d'un nombre croissant de jeunes médecins de privilégier une pratique en groupe se confirme également. « Même si certains jeunes continuent à vouloir s’installer et exercer seuls, nous constatons que la crainte de s'installer seul existe. Nous devons pouvoir l’écouter et y répondre de manière adaptée. »

Les syndicats médicaux moins écoutés

Dans un contexte où les syndicats médicaux peinent à se faire entendre, le Collège entend aussi défendre le travail des médecins généralistes sur le terrain. « Aujourd’hui, les syndicats médicaux paraissent en effet moins écoutés pour tout un tas de raisons. En partie, sans doute, parce que les médecins eux-mêmes ne savent plus toujours ce que les syndicats réalisent concrètement au quotidien pour eux. »

Les défis ne manquent pas, mais la direction est claire. « Le Collège entend rendre la médecine générale plus forte en associant tous ses acteurs. Cette énergie commune peut donner un impact démultiplicateur aux décisions prises. »

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Derniers commentaires

  • Robin GUEBEN

    26 juin 2026

    Une chaise tournante des présidences dans les instituts scientifiques et ordinaux n'apportera pas de réponses aux questions existentielles de la médecine générale. Pire je pense qu'on avait trouvé un équilibre et que par idéologies viciées, vous avez engendré en grosse partie les problèmes actuels. J'avais lu un article d'une décisionnaire de la SSMJ qui disait que les réponses devaient venir du terrain ; mais les jeunes du terrain ils ont été formé par l'universitaire forfaitaire et le vieux du terrain c'est un libéral qui est établi et qui a profité du concept DMG concierge medecine pour grossir son capital en attendant de revendre sa société à un pigeon.

    Il n'y a aucun médecin libéral dans les structures de médecine générale. La médecine générale libérale a été détruire en 7 années, profitant de 2020 par l'épidémie covid et par nécessité de renforcer la concierge medecine.
    Aux interuniversitaires, le Dr Lenoir avait constaté que sur plusieurs milliers d'étudiants, j'étais le seul à vouloir m'installer solo libéral ex nihilo. Elle m'avait dit que je changerais d'avis : je n'ai jamais changé de pratique mais par contre l'État a transformé totalement le modèle assurantiel à tel point qu'il est à ce jour impossible de se développer et qu'en 2025 Vandenbroucke s'est senti poussé des ailes et a tenté d'imposer un modèle d'État. In fine, je suis donc de facto interdit économiquement d'entreprendre.

    La balle est dans votre camp mais si vous voulez un modèle espagnol à la belge "New Deal" il faut des structures d'accueil en renforçant le forfait et en créant de nouvelles et il ne faut pas compter sur les vieux libéraux pour se transformer en New Deal, on préfère partir (c'est pas grave mais il faudra assumer en 2030-2035).

    Surtout vous risquez de vous pseudo-salarier et de précariser énormément vos entreprises, vous allez devenir comme des profs en pire, des sortes d'assistants éternels. Et vu que cela va augmenter les frais sur la Sécu, les spécialistes (qui resteront libéraux éternellement pour le coup, c'est illusoire de penser que VDB va réussir à les obliger à la médecine d'État) vont imposer un rabotage de vos indices de rémunération qui sont surévalués actuellement. Et l'État acceptera pour injecter cet argent dans les soins structuraux hospitaliers notamment des urgences car vous n'assumez plus le curatif. Vos rémunérations resteront hautes si vous avez des résultats en prévention (on sort de la philosophie de causalité et de moyen du Serment d'Hippocrate), ce qui va vous obligez à faire une sélection dans vos patientèles (on sort de l'éthique du Serment d'Hippocrate).

    Bref c'est une horreur pour un entrepreneur libéral et un médecin philosophe et je ne veux pas y participer.
    Good luck.