Chaleur : les infrastructures socio-sanitaires devront s'adapter, selon Yves Coppieters

Alors que les vagues de chaleur se multiplient, "il convient de faire en sorte que nos secteurs sociaux et sanitaires s'adaptent structurellement face aux risques climatiques croissants, en les y aidant dans le contexte budgétaire qui est le nôtre. Il faudra faire des choix", a affirmé le ministre wallon de la Santé, Yves Coppieters.

Comme d'autres, il était interpellé ce lundi en commission du parlement régional sur la canicule qui a assommé la Belgique au début de l'été, conduisant à une surmortalité significative, particulièrement en Wallonie.

"76 % de surmortalité, c'est supérieur au Covid", a pointé Yves Coppieters. "Des dispositifs ont été activés à très court terme. Et il y aura lieu de mettre en place un debriefing et un retour d'expérience en vue d'améliorer nos dispositifs à moyen et long terme", a ajouté le ministre.

"Les personnes âgées, les personnes isolées, les personnes en situation de handicap, les personnes souffrant de pathologies chroniques ou de troubles psychiques, les jeunes enfants ainsi que les personnes vivant dans des logements peu adaptés à la chaleur sont particulièrement exposés", a-t-il poursuivi. Dans ce contexte, l'adaptation structurelle - et le confort thermique - des établissements socio-sanitaires au changement climatique constituent "un enjeu majeur pour la protection des publics fragiles".

Outre des mesures ponctuelles, une réflexion est engagée sur l'adaptation progressive des infrastructures afin d'améliorer leur résilience face aux épisodes de chaleur extrême, notamment lors des rénovations et investissements futurs, a assuré le ministre. Ce dernier est par ailleurs revenu sur l'initiative du ministre fédéral en charge du Climat, Jean-Luc Crucke, qui tente de réunir autour d'une même table tous les ministres régionaux compétents.

La Wallonie dispose déjà de mécanismes de coordination associant les autorités compétentes et les acteurs de terrain dans le cadre du Plan Forte chaleur et pics d'ozone, a rappelé en substance le centriste dont l'objectif est avant tout de "renforcer l'efficacité de cette coordination et de veiller à ce que l'ensemble des secteurs concernés soient correctement associés à l'anticipation et à la gestion des épisodes de chaleur".

"Au-delà de la gestion de crise, le défi consiste à renforcer durablement la résilience de nos systèmes d'aide, de soin et d'accompagnement. Cela implique d'intégrer davantage le risque climatique dans les plans de gestion des établissements, l'aménagement des infrastructures, les politiques de prévention et l'accompagnement des publics vulnérables", a conclu Yves Coppieters.

Lire aussi : Canicule : l’AVIQ lance un appel aux médecins coordinateurs

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Derniers commentaires

  • Robin GUEBEN

    13 juillet 2026

    Ce communiqué de presse ne contient aucune information concrète ou réalisable, c'est un peu dommage pour un médecin virologue que l'on suppose conforme à la méthodologie scientifique d'un labo...

    Augmenter l'albédo des bâtiments déjà existants ? Créer les nouveaux bâtiments avec des matériaux autant résilients à la chaleur qu'au froid comme le grès ou le granite qui ont une inertie thermique importante contrairement au béton ? Mettre des climatiseurs ? Entourer d'arbres pour l'évapotranspiration ? Etc etc...

    Qu'est ce qu'on s'en fout que les urgentistes parlent bien aux assistants sociaux qui eux-mêmes parlent bien aux MG quand personne ne fait rien concrètement ? Une bonne coordination en situation critique, c'est juste de la bonne gestion "Pearl Harbor", ce n'est pas une solution concrète en soi.

    J'aime particulièrement l'insinuation aux amendes ou aux sanctions si les autres soignants ne trouvent pas de solutions eux-mêmes. Visiblement l'État est en incapacité de réfléchir et ne sait plus conjuguer qu'à l'impersonnel impératif du futur.