Un médecin généraliste de 75 ans originaire de Koekelare, suspendu par l’Ordre depuis 2012, a récemment comparu à Ypres pour notamment exercice illégal de la médecine, faux en écriture et délivrance de prescriptions. Le parquet requiert deux ans de prison ainsi qu’une amende substantielle.
Le médecin concerné faisait déjà l’objet de controverses depuis plusieurs années. En 2012, il avait été suspendu par l’Ordre des médecins et, en 2014, il avait perdu son visa à la suite d’un rapport accablant de la Commission médicale. Celui-ci estimait qu’il constituait un danger pour les patients, notamment en raison d’une fréquence de consultations extrêmement élevée et d’une gestion laxiste des prescriptions pour des patients vulnérables. Bien que le Conseil d’État ait ensuite annulé cette décision, la controverse a perduré.
En 2019, une première condamnation à dix mois de prison avait été prononcée pour des faits similaires. Des constats ultérieurs ont toutefois montré que le médecin n’avait pas cessé ses activités. Selon l’enquête, il recevait des patients, rédigeait des prescriptions et administrait même des injections, notamment dans des contextes informels tels que des cafés. Lors de contrôles, des documents médicaux, du matériel ainsi que d’importantes sommes d’argent liquide ont été découverts.
La défense conteste que l’homme ait encore exercé comme médecin. Selon son avocat, Walter Van Steenbrugge, il s’agit de poursuites excessives. « Qu’il ait encore eu des prescriptions est exact, mais deux ans de prison semblent malgré tout sérieusement exagérés », a-t-il déclaré à l’audience. Il a également évoqué une « chasse aux sorcières » et critiqué les méthodes des enquêteurs.
Il est à noter qu’aucune partie civile ne s’est constituée dans ce dossier. Cela soulève des questions quant à la perception des patients : se considéraient-ils comme des victimes ou plutôt comme aidés par un médecin qui restait accessible pour eux ?
Le jugement est attendu le 21 mai.









Derniers commentaires
Bernard Van Lierde
23 avril 2026Tout a fait d accord. ́ Aidés par un médecin ENFIN accessible pour eux ́. Mais peut etre ne sont ce plus que les discours lenifiants theoriques et propres sur soi qui n aident en rien le patient qui ont droit de cité de nos jours en infidélité au serment d Hippocrate que nous prêtons tous me semble t il la bouche en coeur...
Les patients n ont absolument pas condamné ce confrère...gênant n est ce pas quand on voit ce qui se passe du côté des pudiquement appelées ́ erreurs médicales ́..
Marie-Louise ALLEN
23 avril 2026"aidés par un médecin qui restait accessible pour eux"!!! tout ne serait-il pas là?