Les professionnels de santé peuvent désormais s'appuyer sur des recommandations claires destinées aux femmes qui souhaitent entamer une grossesse après avoir consommé des médicaments amaigrissants, a indiqué lundi l'hôpital universitaire de Louvain (UZ Leuven).
Des experts internationaux ont élaboré, en coordination avec un groupe de recherche interdisciplinaire (REALIFE) de l'université de Louvain (KU Leuven) et en collaboration avec l'université de Plymouth, des recommandations pratiques pour les femmes désireuses de procréer après la prise de médicaments amaigrissants tels que l'Ozempic.
"Les médecins, sages-femmes et autres professionnels de santé ne disposaient pratiquement d'aucune référence jusqu'à ce jour. Nous proposons ici un cadre pratique qui favorise des soins sûrs et de qualité", explique le professeur Roland Devlieger, gynécologue-obstétricien responsable du groupe de recherche REALIFE.
Selon les recommandations édictées, les femmes doivent interrompre leur traitement d'amaigrissement dès confirmation de la grossesse, même si une exposition accidentelle ne semble pas entraîner de risque accru de malformations congénitales.
Concernant la contraception, les experts recommandent une prise non orale en cas d'utilisation du tirzépatide (Mounjaro ou autre).
L'accompagnement en matière de mode de vie et la reprise éventuelle du traitement après l'accouchement figurent également parmi ces recommandations qui ont été publiées dans la revue spécialisée "Obesity Reviews".








