Une réunion organisée ce 22 avril 2026 a marqué le lancement d’une concertation entre médecins généralistes et urgentistes sur l’organisation de la garde en Wallonie. Dans un flash-info publié ce jeudi, le Groupement belge des omnipraticiens indique avoir proposé cette initiative, mise en œuvre au sein du cabinet du ministre Yves Coppieters, dans un contexte de discussions parallèles au niveau fédéral sur la garde et le 1733.
Partant du constat que « bon nombre de méconnaissances, voire de malentendus, persistent entre médecins généralistes et médecins des services d’urgence », le GBO a proposé d’organiser une rencontre entre représentants des généralistes – syndicats médicaux, Société scientifique de médecine générale, Fédération des associations de généralistes de Wallonie et Fédération des maisons médicales – et urgentistes.
La réunion du 22 avril visait à « croiser les points de vue et à identifier ensemble des pistes concrètes d’amélioration de la collaboration entre la garde de médecine générale et les services d’urgence ». Des représentants du cabinet, en charge de la première ligne et du secteur hospitalier, ainsi que de l’Agence pour une Vie de Qualité, ont pris part aux échanges.
« Au vu de la qualité des échanges » et « de l’importance des enjeux », la concertation doit se poursuivre. Le GBO, avec le Collège de Médecine Générale, appelle à la mise en place rapide d’un cadre structuré au niveau régional pour traiter l’organisation de la garde en articulation avec les réformes fédérales.
Dans un contexte de pénurie, l’organisation souligne « un défi énorme » : assurer « les meilleurs soins non planifiables (…) par le prestataire le plus adéquat, au meilleur endroit, au bon moment et au prix le plus juste », tout en conciliant « sécurité et qualité des soins », organisation uniforme et « équilibre de vie des prestataires ».









Derniers commentaires
Robin GUEBEN
23 avril 2026La meilleure solution est de mettre le 1733 au sein de l'hôpital pendant la nuit, les WE et aussi des rôles de garde en semaine et que ça soit imposé aux généralistes. Une part des BMF pourrait être consacrée aux honoraires de garde. Le généraliste reste limité dans son obligation de moyen en assurant une bonne sémiologie lors d'un bon examen clinique et en s'assurant de ne pas prescrire des examens paracliniques inutiles comme dans son cabinet privé. Cela améliore également la logistique en cas de dégradation soudaine d'un patient. L'urgentiste peut enfin se consacrer aux cas urgents sans devoir élaguer dans les cas de médecine générale. Les médecins généralistes qui ne se sentent pas capables (ça reste la même MG qu'au cabinet cela dit) payent une cotisation qui va dans le pool des urgences pour financer le travail de MG que l'urgentiste doit prester en plus. Cela permet de ne pas augmenter la récurrence de gardes des jeunes médecins en cas de non-tenue de garde d'autres médecins.
Je suis allé l'autre jour aux urgences pour me faire suturer (je ne sais pas me suturer moi-même dans le dos), il y avait 60 patients entre minuit et midi d'après mon amie secrétaire, dont 30 patients simultanés au tableau alors qu'il n'y avait que 2 urgentistes dont 1 chargé de SMUR. C'est intenable sans dispositions logiques.