Dans une interview récente accordée à De Morgen, l’économiste Geert Noels a livré un constat sévère sur la politique menée par le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke. Selon lui, le ministre « n’aime pas l’excellence » et son approche, centrée sur l’égalité des chances, entraîne une « perte de liberté et de qualité ».
Geert Noels, économiste et fondateur d’Econopolis, est une voix indépendante du débat public, réputé pour ses critiques tranchantes des politiques publiques inefficaces et son plaidoyer en faveur de la liberté de choix et de la qualité des prestations.
« Vandenbroucke s’est occupé, au cours des trente dernières années, de l’enseignement, des pensions et des soins de santé. Et à chaque fois, il a créé un système étatique qui se heurte à la liberté de choix », a déclaré Geert Noels dans De Morgen du 26 juillet. « Il n’aime apparemment pas l’excellence. Ce qu’il a fait avec l’enseignement va maintenant se produire dans les soins de santé. »
Des parallèles avec l’enseignement
L’économiste établit un parallèle entre la politique scolaire de Vandenbroucke (2004-2009) et ses projets actuels dans le secteur de la santé. Dans les deux cas, « l’idéal d’égalité » occupe une place centrale, mais « le soutien nécessaire à la qualité, à la capacité et à l’autonomie » est négligé.
Dans l’enseignement, cela a conduit à un système standardisé avec des référentiels uniformes, un accent mis sur l’égalité des résultats et moins de place pour la différenciation. Résultat : une baisse du niveau, une autonomie réduite pour les enseignants et un net recul dans les classements internationaux des résultats scolaires.
« Dans les soins de santé, en limitant les suppléments d’honoraires, il décourage les médecins qui font un travail incroyable. Ne soyez pas surpris si certains d’entre eux partent bientôt à l’étranger », a encore ajouté Geert Noels.
« Vandenbroucke est très intelligent. Il sait que l’effet de ses mesures ne se fera sentir qu’à long terme. En réalité, il est le politicien le plus influent de ces dernières décennies. Il a souvent mené des réformes, mais son chemin a toujours mené vers le bas », résume l'économiste.









Derniers commentaires
Jacques GROS-GEAN
29 juillet 2025C’est ce que l’on appelle le nivellement par le bas
Pino CUSUMANO
28 juillet 2025clair net et précis
mais incompréhensible pour un politicien qui n'a qu'un horizon de 4 ans!
Christine Durieux
28 juillet 2025????????????????