Une large majorité d’étudiants en médecine de l’ULB et de l’UMONS se disent prêts à suspendre leur participation aux gardes hospitalières au sein des Hôpitaux Universitaires de Bruxelles (HUB), selon un communiqué diffusé samedi par le Comité Inter-Universitaire des Étudiants en Médecine (CIUM) et plusieurs organisations étudiantes. Cette mobilisation fait suite à la suppression des défraiements liés à ces gardes, décidée sans concertation préalable.
Le CIUM, le Bureau des Étudiant·e·s Administrateur·rice·s (BEA), l’Organisation Représentative des Étudiants (ORE) et la Fédération des Étudiant·e·s Francophones (FEF) dénoncent une décision qui « frappe de plein fouet des centaines d'étudiants en médecine » et concerne directement les stages effectués au sein du HUB, principal lieu de formation clinique pour ces facultés.
Environ 300 étudiants assurent chaque mois des gardes dans cet hôpital universitaire. Jusqu’ici, celles-ci faisaient l’objet d’un défraiement limité, destiné à couvrir les frais de déplacement. Les organisations étudiantes jugent que l’exigence de maintenir ces gardes sans compensation constitue « une injustice organisationnelle inacceptable, un flagrant mépris, et un profond irrespect du travail de ces futurs médecins ».
Une enquête menée auprès des étudiants des blocs 4, 5 et 6 des deux universités montre que 93 % d’entre eux se prononcent en faveur d’un mouvement de suspension de la présence en garde. Cette position fait suite à une décision qualifiée d’unilatérale, annoncée de manière rétroactive « d’un mois et une semaine » et sans consultation des représentants étudiants.
Face à cette situation, un préavis de grève a été déposé pour les gardes. Une assemblée générale est prévue ce lundi 13 avril afin de valider les modalités d’action et d’organiser la mobilisation.
Les organisations étudiantes affirment toutefois rester attentives à la continuité des soins et à la qualité de la formation clinique. Elles indiquent que les étudiants souhaitant assurer volontairement des gardes non défrayées peuvent le faire en concertation avec leurs services.
Dans leur communiqué, les signataires rappellent le rôle concret des étudiants dans les services hospitaliers, en particulier « au sein des services d’urgence, chirurgie et gynécologie obstétrique », où ils « font partie intégrante de la première ligne » et contribuent à alléger la charge des médecins seniors et post-gradués.
Tout en maintenant la pression, les organisations étudiantes appellent à l’ouverture d’un dialogue. Elles indiquent avoir sollicité des rencontres avec les directions du HUB et de l’ULB afin de « trouver une issue rapide et équitable », mais précisent qu’« à ce jour, aucun contact n’a été établi ».
Le message adressé aux autorités se veut sans ambiguïté : « les étudiants en médecine ne sont pas une main-d'œuvre taillable et corvéable à merci », estimant que la reconnaissance de leur travail doit intervenir dès la formation.
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Derniers commentaires
Yves Lefebvre
15 avril 2026Bonjour,
Il serait intéressant de préciser que ce problème est spécifique du réseau ULB, puisque dans le réseau UCL,les gardes des stagiaires médecins n'ont jamais été rémunérées.
Pourquoi deux poids,deux mesures ?