Le CHU Brugmann propose depuis la mi-mars des IRM jusque 3h du matin en semaine et jusqu’à minuit le week-end afin de faire face à des délais pouvant atteindre quatre à six mois selon les indications, rapporte la RTBF. Il s’agit du premier hôpital public bruxellois à proposer ce type de plages horaires, déjà mises en place dans certains établissements privés. Cette extension vise à améliorer l’accès au diagnostic sans augmenter le nombre de machines.
Avec 849 lits pour une seule IRM, l’hôpital est confronté à une forte pression, notamment pour des patients hospitalisés et des cas complexes. « Il n’y avait qu’une seule possibilité […] utiliser notre unique machine le plus longtemps possible. La seule façon, c’est de déborder sur la nuit », explique le Dr Wissam Bou Sleiman, directeur général médical du CHU Brugmann. L’objectif est aussi de limiter l’impact sur la durée moyenne de séjour, dépendante de l’accès rapide à l’imagerie.
L’effet sur l’activité est immédiat. « En mars 2026, nous avons totalisé une augmentation de 39 % […] de 1000 examens à 1400 », indique la Pr Mieke Cannie, directrice du service de radiologie du CHU Brugmann. Malgré cette hausse, les délais restent élevés pour certaines indications, notamment en neurologie, avec « quatre à six mois » d’attente.
L’organisation repose sur une priorisation des indications. Les plages nocturnes sont réservées aux IRM non médicalisées (genou, colonne, épaule), sans injection ni présence d’un radiologue, ce qui permet de libérer les créneaux diurnes pour les examens nécessitant injection ou expertise spécialisée.
Le dispositif s’appuie sur des technologues indépendants pour couvrir les horaires nocturnes, dans un contexte de sous-effectif. Sur le plan financier, aucun supplément d’honoraires n’est appliqué. « Pour les examens d’imagerie […] il n’y a pas de supplément », précise le Dr Wissam Bou Sleiman.
L’acquisition d’une seconde IRM n’est pas envisagée à court terme en raison du cadre de programmation fédéral. Cette extension horaire constitue dès lors une réponse organisationnelle à une demande croissante, avec un impact direct sur l’accès aux examens et la gestion des flux hospitaliers.








