L'absence de remboursement du médicament contre l'obésité Wegovy est une occasion manquée, selon une réaction de son fabricant Novo Nordisk jeudi. "Cela conduit à des inégalités dans l'accès aux soins et augmente le risque d'une utilisation dangereuse", a-t-il souligné.
Le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke (Vooruit), n'a pas donné mercredi son feu vert au remboursement du Wegovy, un médicament contre l'obésité. Il suit ainsi l'avis de la Commission de remboursement des médicaments (CRM) de l'Inami, même s'il qualifie cette décision de "pas évidente".
D'après M. Vandenbroucke, un remboursement du Wegovy créerait un précédent pour toute un groupe de médicaments contre l'obésité. Des calculs antérieurs montrent que le traitement médicamenteux, dans un scénario où toutes les personnes éligibles seraient traitées, pourrait coûter des milliards d'euros par an, soit plus de la moitié du budget total des médicaments. Selon le ministre, de telles dépenses pour un traitement dont l'effet disparaît dès son arrêt priveraient d'autres patients de soins nécessaires, sans que l'on puisse établir le bénéfice sanitaire pour la population.
Le fabricant souligne au contraire qu'investir dans la prise en charge de l'obésité réduit les hospitalisations futures, les complications et l'invalidité. "La question n'est pas de savoir si la Belgique peut se permettre de rembourser un traitement contre l'obésité, mais si elle peut se permettre de ne pas le faire", a encore insisté Novo Nordisk. L'absence de remboursement entraînerait des inégalités, selon l'entreprise, car, toujours selon elle, seuls les patients disposant de moyens financiers suffisants auraient alors accès au médicament.
Novo Nordisk appelle les responsables politiques, les professionnels de santé et les associations de patients à rester à la table des négociations et à rechercher ensemble des solutions.
Lire aussi: Pas de remboursement pour le Wegovy (Vandenbroucke)









Derniers commentaires
Charles KARIGER
04 juin 2026La super-priorité de toutes les priorités est de SAUVER notre enseigne-ment primaire et secondaire du NAUFRAGE en cours !
Au moment où nos écoles n’ont plus que MOINS de 20 EUROS pour toutes les « fournitures scolaires » (cahiers, crayons, stylos, équerres, règles, gommes,…) de l’année complète pour chaque écolier, il est très obscène de pousser à consacrer des millions d’euros à des « traitements » qui ne font perdre que quelques pourcents de poids corporel et ceci à condition de poursuivre indéfiniment leur administration et… leur achat.