La Flandre regroupe les zones de première ligne en quatorze zones régionales de soins

La ministre flamande du Bien-être, Caroline Gennez (Vooruit) , va mener une réforme structurelle visant à regrouper les soixante zones de première ligne actuellement actives en Flandre et à Bruxelles en quatorze zones régionales de soins, a-t-elle annoncé mercredi. Un accord en ce sens est intervenu vendredi dernier au sein du gouvernement flamand.

Les zones de première ligne, qui rassemblent notamment des médecins généralistes, des psychologues, des travailleurs sociaux et d'autres acteurs des soins de proximité, continueront d'exister comme réseaux locaux de collaboration. Elles seront toutefois regroupées au sein de quatorze zones régionales de soins, appelées à constituer un échelon supralocal chargé de mutualiser l'expertise, de renforcer la coordination et de développer la coopération stratégique entre les différents intervenants.

La réforme vise également à alléger la charge administrative. Aujourd'hui, chacune des soixante zones de première ligne dispose de sa propre ASBL, avec ses obligations administratives et de planification. En transférant ces missions au niveau des quatorze zones régionales, le gouvernement flamand entend réduire la bureaucratie et dégager davantage de moyens pour le développement de l'expertise et la collaboration entre professionnels.

Selon la ministre, cette nouvelle organisation doit aussi contribuer à lutter contre le morcellement des soins en assurant une meilleure continuité entre la prévention, le diagnostic, le traitement et la réadaptation. L'objectif est de favoriser une prise en charge plus intégrée des patients présentant des besoins multiples, plutôt que de les orienter vers des intervenants travaillant de manière cloisonnée.

« Les personnes n'ont pas une demande de soins ou d'accompagnement par secteur, elles ont une seule vie avec différents objectifs et besoins. Ce n'est pas l'offre des organisations qui doit constituer le point de départ, mais bien la personne, son entourage et ses objectifs de vie. C'est pourquoi un paysage des soins moins fragmenté, mieux adapté aux besoins régionaux et reposant sur une collaboration renforcée autour des personnes est si important », souligne Caroline Gennez dans un communiqué.

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