Le CIUM et l’ABSyM demandent aux ministres de sauver les étudiants en médecine

Le nord du pays organise depuis cette année un concours d’entrée qui amène une planification du nombre de médecins en fonction des numéros INAMI disponibles, mais dans le sud du pays il y aura, sans un geste politique, un surplus d’étudiants diplômés à la fin de leurs études par rapport au nombre de numéros INAMI. “La situation est insupportable pour les étudiants qui ne savent pas de quoi leur avenir sera fait.” regrettent le Comité InterUniversitaire des étudiants en Médecine en fédération Wallonie-Bruxelles (CIUM) et l’ABSyM dans un communiqué commun adressé à Maggie De Block et Jean-Claude Marcourt, Ministre de l’Enseignement supérieur de la fédération Wallonie-Bruxelles.

Pour les deux organisations “l’examen d’entrée n’est pas une solution au problème et n’est pas une manière adéquate pour sélectionner les futurs médecins, d’autant plus que le début du lissage négatif commence cette année.

Les étudiants en première année ne sont pas certains de se voir attribuer un numéro INAMI parce qu’on prélèvera 102 numéros dans leur promotion pour garantir celui des promotions antérieures, et puisque, actuellement, seulement 1 étudiant sur 2 obtiendra un numéro INAMI au vu du « surplus » d’étudiants ayant réussi l’examen d’entrée.

Cette situation n’est pas humainement tolérable.” dénoncent le CIUM et l’ABSyM.

A l’heure actuelle, si le scénario politique n’est pas modifié, ces étudiants feront face à une sélection à la fin de leur dernière année, après 6 ans d’efforts et d’investissements tant financiers que personnels.

C’est pour cela que le CIUM et l’ABSyM demandent une concertation en urgence avec les responsables directs du dossier tant au fédéral qu’à la FWB.

II faut s’assurer que les étudiants qui passent la sélection et qui bien entendu, réussissent leur cursus complet, aient la garantie d’obtenir un numéro INAMI à la fin de leurs études.”

Cependant, cette perspective est actuellement hors de discussion pour les nouveaux inscrits à cause du surplus d’étudiants ayant entamé le cursus après l’examen d’entrée.

D’où l’urgence, dans le cadre de l’application du lissage négatif, de reconsidérer les mesures prises pour respecter ces étudiants. En parallèle, la Fédération Wallonie-Bruxelles s’engagerait dans le meilleur des cas à respecter les quotas fixés par le fédéral à partir de 2019-2020 avec une sélection mieux planifiée et organisée telle qu’il serait le cas avec un concours d’entrée.

Pour Giovanni Briganti, Président du CIUM et les drs Bejjani, de Toeuf et Moens de l’ABSyM “les solutions envisagées telles que la sélection en fin de sixième année, sont inadmissibles et pourtant seule voie d’issue en absence d’autres mesures.

Lire aussi : Et si Maggie de block donnait son numéro d’Inami pour soutenir un jeune diplômé ?

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