Mutilations génitales féminines - Les députés francophones bruxellois unanimes pour une action renforcée et coordonnée

Les députés francophones bruxellois ont demandé unanimement, vendredi, la mise sur pied d'un plan spécifique et concerté de lutte et de protection contre les mutilations génitales féminines à Bruxelles, mais aussi dans tous le pays. C'est l'élément-clé d'une proposition de résolution qu'ils ont adoptée en séance plénière.

Selon l'auteure principale de la proposition, le nombre de femmes et filles ayant subi une mutilation sexuelle est estimé à quelque 200 millions dans une trentaine de pays d'Afrique et du Moyen-Orient. Elles sont 500.000 dans ce cas en Europe. D'après Joëlle Milquet, co-auteure du texte adopté, en Belgique, le nombre de filles ayant subi pareil traitement a doublé depuis 2008: elles sont 70.576 femmes et filles originaires d'un autre pays à se trouver dans ce cas dont 8.075 en Région bruxelloise.

Le Centre Médical d'aide Aux Victimes de l'Excision (CeMaViE) du CHU Saint-Pierre continue à recevoir de nombreuses demandes de consultation et à pratiquer des interventions chirurgicales.

Une loi punissant les mutilations génitales féminines (MGF) a été adoptée en 2001. Mais, selon Mmes Sidibé et Milquet, on constate une absence de condamnation jusqu'à présent. Il n'y a pas de politique criminelle et de répression des parquets en la matière, la faute peut-être à un manque de formation.

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