Pacte de réforme des mutualités: la FEB soutient l’accent mis sur le retour au travail

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) soutient l’objectif du ministre de la Santé Frank Vandenbroucke de financer les mutualités sur la base de leurs résultats. L’organisation patronale salue en particulier l’accent mis sur le retour au travail des personnes en incapacité, ressort-il mercredi de sa réaction.

Le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke (Vooruit) a présenté mardi sa proposition de “pacte de réforme” avec les mutualités, derrière laquelle se dessine une volonté claire d’encadrer davantage leurs activités et leurs dépenses. Dans la vision du ministre, les organismes assureurs ne pourraient proposer des avantages complémentaires à leurs membres que s’ils peuvent démontrer que ceux-ci relèvent de la santé ou du bien-être. Le remboursement de l’homéopathie ou de l’acupuncture ne devrait ainsi plus être possible, a notamment illustré le ministre. Selon le plan, les mutualités ne devraient pas se limiter à constater l’incapacité de travail des patients, mais aussi les orienter vers les soins et l’accompagnement adéquats afin de favoriser, lorsque cela est possible, un retour à l’emploi.

La FEB dit souscrire pleinement à cette approche, tant en raison des pénuries de main-d’œuvre que des enjeux liés à la soutenabilité budgétaire de la sécurité sociale. “Toutes les forces sont nécessaires pour atteindre un taux d’emploi de 80%”, souligne-t-elle.

L’organisation patronale estime toutefois qu’un renforcement de l’expertise est nécessaire au sein des mutualités et de l’INAMI. “Ce sont des spécialistes de la santé et non des spécialistes du marché du travail”, relève Pieter Timmermans, CEO de la FEB. Celui-ci plaide dès lors pour une collaboration accrue avec les partenaires sociaux, les assureurs d’Assuralia ainsi qu’avec les spécialistes du marché du travail de Federgon.

La FEB appelle également à renforcer l’orientation vers le Fonds Retour au travail et à conclure des accords “clairs et contraignants” avec le VDAB, Actiris et le Forem afin d’accompagner davantage de personnes vers le marché du travail.

Enfin, l’organisation insiste sur la nécessité de garantir un traitement équitable entre les mutualités et les assureurs privés. Elle estime que les mutualités bénéficient actuellement d’un traitement plus favorable, notamment sur le plan fiscal, malgré des services parfois similaires à ceux proposés par les assureurs privés.

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Derniers commentaires

  • Sammie SOETAERT

    20 mai 2026

    La FEB feint d'ignorer l'existence de la médecine du travail. Or celle-ci est financée par les employeurs. Plaider pour renforcement de l’expertise au sein des mutualités et de l’INAMI ? Certes ces 2 instances ont besoin d'un référentiel commun pour évaluer l'incapacité de travail. Tandis il existe un expertise auprès des médecins du travail au sujet de l'aptitude aux postes de travail. Il conviendrait donc de renforcer les moyens accordés à la médecine du travail. Quand on regarde par ailleurs le nombre de maladies professionnelles indemnisées par FEDRIS, ce n'est qu'une infime partie des maladies causées essentiellement par l'activité professionnelle des victimes. Tout comme la crise des subprimes en 2008, les entreprises privatisent les bénéfices tandis qu'elles demandent à la société (et donc à l'INAMI pour les maladies professionnelles) d'éponger les pertes.