La 45e édition du Symposium international de médecine intensive et d’urgence (ISICEM) réunira du 17 au 20 mars 2026 plus de 5 000 médecins et professionnels de santé au Square, à Bruxelles. Organisé par le service des soins intensifs de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) avec la Société belge de soins intensifs (SIZ), le congrès abordera notamment une question centrale : sommes-nous préparés à la guerre et aux événements à victimes multiples ?
L’ISICEM reste l’un des principaux rendez-vous internationaux en médecine critique et en médecine d’urgence. L’édition 2026 entend se concentrer sur des évolutions qui influencent directement la pratique des équipes de soins intensifs, qu’il s’agisse de la gestion de crises majeures, de l’intégration de nouvelles technologies ou de l’adaptation plus fine des traitements au profil des patients.
Sommes-nous préparés à la guerre ?
Un des axes majeurs du programme portera sur la capacité des systèmes de santé à faire face aux événements à victimes multiples. Dans le contexte des conflits en cours, mais aussi des pandémies ou des catastrophes naturelles, plusieurs sessions examineront la montée en puissance rapide des services d’urgence et des unités de soins intensifs, les protocoles de triage, la coordination entre structures civiles et réseaux d’urgence, ainsi que la gestion de ressources devenues insuffisantes en situation extrême. Les discussions porteront également sur l’organisation hospitalière nécessaire pour absorber des afflux soudains de patients traumatisés ou gravement malades.
Nouvelles technologies d’assistance circulatoire
L’assistance circulatoire mécanique temporaire dans le choc cardiogénique et l’insuffisance cardiaque sévère constitue un autre thème important du symposium. Les progrès technologiques récents, notamment avec les pompes micro-axiales et d’autres dispositifs d’assistance ventriculaire temporaire, permettent aujourd’hui d’assurer un soutien circulatoire chez des patients présentant une défaillance cardiaque sévère. Ces technologies complètent des techniques déjà établies comme l’oxygénation par membrane extracorporelle (ECMO). Les sessions consacrées à ce sujet aborderont la sélection des patients, la gestion des dispositifs, les complications possibles et les dilemmes éthiques qui se posent lorsque les patients ne peuvent être sevrés d’un support extracorporel prolongé.
Vers une médecine intensive individualisée
La transition vers une médecine de précision constitue également un axe central du congrès. L’intégration de grandes bases de données cliniques, du monitorage physiologique avancé, des biomarqueurs et des outils d’apprentissage automatique permet progressivement d’adapter les stratégies thérapeutiques au profil biologique et à l’évolution clinique de chaque patient. Cette approche vise à dépasser les protocoles standardisés en soins intensifs afin d’améliorer la survie et les résultats fonctionnels à long terme.
Présentation de grands essais cliniques
Comme lors des éditions précédentes, la session d’ouverture de l’ISICEM comprendra la première présentation publique de plusieurs essais cliniques internationaux majeurs, avec publication simultanée dans des revues scientifiques à comité de lecture. La conférence Max Harry Weil, organisée dans ce cadre, sera consacrée aux avancées récentes dans la prise en charge des infections graves et du sepsis, notamment à la lumière des nouvelles connaissances sur la réponse de l’organisme aux micro-organismes.
Formats pédagogiques en évolution
Le symposium poursuivra enfin l’évolution de ses formats pédagogiques. Outre les conférences traditionnelles, le programme prévoit des démonstrations interactives, des sessions de simulation clinique et des ateliers pratiques destinés aux cliniciens. Des collaborations avec des partenaires industriels permettront également de présenter les technologies et dispositifs médicaux les plus récents utilisés en médecine intensive et en médecine d’urgence.
> Pour plus d’informations et consulter le programme complet : www.isicem.org








