Une étude française a révélé que les enfants qui ont reçu des anticorps contre le VRS étaient moins souvent hospitalisés pour une infection à pneumocoque, rapporte mercredi le groupe hospitalier anversois Ziekenhuis aan de Stroom (ZAS). Il invite donc les parents de quelque 4.000 nourrissons à faire protéger leurs enfants contre le VRS.
Le VRS (virus respiratoire syncytial) est un virus très contagieux qui infecte les voies respiratoires. Il circule du début du mois d'octobre à la fin du mois de mars, provoquant chaque année de nombreuses infections respiratoires chez les jeunes enfants. Les nourrissons sont particulièrement vulnérables durant les premiers mois.
Chez les bébés, le VRS peut provoquer des infections des voies respiratoires inférieures, comme des bronchiolites ou des pneumonies, et entraîner une hospitalisation. Pour les protéger, des anticorps leur sont administrés depuis la fin 2024.
Les chercheurs estiment également qu'une infection par le VRS peut créer des conditions favorisant l'apparition rapide d'infections à pneumocoques, des bactéries susceptibles de provoquer des infections graves chez les enfants.
Une nouvelle recherche met en évidence un avantage supplémentaire de la vaccination contre le VRS. "Il est récemment apparu que la vaccination contre le VRS offre un bénéfice additionnel", rapporte le groupe hospitalier ZAS. "Une autre grande étude en France a révélé que les enfants ayant reçu des anticorps étaient moins souvent hospitalisés pour des infections graves à pneumocoques."
Les infections à pneumocoques sont généralement moins fréquentes que celles dues au VRS, mais elles ont tendance à être plus graves.
L'effet des anticorps est clairement visible dans les chiffres des admissions du groupe ZAS. Durant la saison du VRS, d'octobre 2025 à mars 2026, près d'une centaine de nourrissons de moins de six mois ont été admis pour une infection à VRS. Deux ans plus tôt, ce chiffre s'élevait à 345, soit une baisse de 73%.








