Santé mentale des élèves : collaboration renforcée entre CPMS et psychologues de première ligne

La santé mentale des jeunes fait l’objet d’un nouveau dispositif de soutien. La ministre de l’Éducation et de l’Enseignement pour Adultes, Valérie Glatigny, et le ministre fédéral de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, annoncent jeudi une circulaire qui formalise une collaboration accrue entre les centres psycho-médico-sociaux (CPMS) et les psychologues de première ligne (PPL).

Le texte, présenté officiellement le 18 septembre aux coordinateurs des psychologues de première ligne et aux représentants zonaux des CPMS, vise à répondre à la hausse continue des demandes d’accompagnement psychologique observée dans les écoles. Les jeunes jusqu’à 23 ans auront désormais accès gratuitement à des séances psychologiques, financées via l’INAMI.

Les CPMS conservent un rôle central de détection, d’écoute et d’orientation au sein des établissements. Les psychologues de première ligne, coordonnés par les réseaux de santé mentale, interviendront pour un soutien clinique de courte durée. « Les CPMS sont les yeux et les oreilles de l’école. En les associant étroitement aux psychologues de première ligne, nous créons un système où chaque élève peut être aidé rapidement, sans obstacle financier », souligne Valérie Glatigny.

Le dispositif entend clarifier les rôles de chacun : les CPMS n’assurent pas de thérapie et les psychologues de première ligne n’interviennent pas dans le cadre scolaire sans passer par eux. Les interventions prévues vont de la prévention (ateliers collectifs, sensibilisation) au traitement ciblé de problèmes légers à modérés, en passant par un accompagnement psychologique individuel nécessitant l’accord parental pour les mineurs.

La gouvernance sera assurée par les conseils zonaux CPMS, réunis au moins trois fois par an, et par les coordinateurs PPL, points d’ancrage locaux en lien avec les réseaux de santé mentale. Cette circulaire s’inscrit dans le cadre du décret intersectoriel sur le bien-être, l’accrochage scolaire et la prévention de la violence.

« La santé mentale des jeunes est un enjeu que nous devons traiter dès les premiers signes de difficulté. En coordonnant le travail des psychologues de première ligne avec les CPMS, nous garantissons un accompagnement rapide et accessible », insiste Frank Vandenbroucke.

Cette initiative s’inscrit dans une réforme plus large de la santé mentale, qui fait des enfants et des jeunes une priorité, en misant sur la prévention, la détection précoce et la continuité des soins.

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