Accréditation : un vécu très différent selon la discipline

En tant que directeur médical des Cliniques de l’Europe à Bruxelles, un constat que pose le Dr Yvan de Meeûs en vivant l’aventure de l’accréditation au jour le jour aux côtés de ses médecins, est que l’accréditation est vécue de manière très différente selon la discipline. Il y voit là un rôle à jouer pour les sociétés scientifiques.

« Dans les disciplines où la standardisation des proces est déjà en place depuis longtemps, comme en oncologie, en radiothérapie, en néphrologie, et maintenant aussi en endocrinologie, les médecins sont en attente des outils que peut leur apporter l’accréditation. Du coup, la pilule passe assez bien », observe Yvan de Meeûs.

« En outre, dans des disciplines comme l’imagerie médicale, la médecine nucléaire, la radiothérapie, ils ont déjà des protocoles internes, soutenus par les sociétés scientifiques, parler d’accréditation passe donc comme une lettre à la poste », poursuit le Dr de Meeûs, lui-même nucléariste à la base.

Par contre, dans d’autres disciplines, où les processus sont beaucoup moins standardisés et où les sociétés scientifiques n’ont pas encore introduit de base de mesure de la qualité dans l’organisation, il constate que le message est plus difficile à faire passer.

Des missions pour les sociétés scientifiques

Dès lors, pour soutenir l’idée globale de l’accréditation, le directeur médical des Cliniques de l’Europe souhaite encourager les sociétés scientifiques à sensibiliser les médecins et peut-être à conduire, avec la Santé publique, des protocoles d’amélioration continue et d’accréditation pour leur propre domaine médical.

Pour le Dr de Meeûs, confier ce travail aux sociétés scientifiques aurait deux avantages : « Premièrement, cela permettrait de sensibiliser l’ensemble du corps médical à la logique et aux bienfaits de l’accréditation et d’une gestion encadrée de la qualité. Deuxièmement, cela permettrait de faire un fine-tuning plus adapté pour chaque discipline car force est de constater que l’approche JCI, tout comme NIAZ ou Accréditation Canada, sont encore des approches très globales ».

Enfin, Yvan De Meeûs voit là aussi une opportunité pour les sociétés scientifiques de pouvoir analyser toutes ces données de qualité. « Une des résultantes de la mesure d’indicateurs, c’est d’avoir des données à traiter. Après, il faut les interpréter. Or, leur interprétation est parfois très délicate. Je suis convaincu que les sociétés scientifiques pourraient apporter ici également une plus-value importante ».

 

 

 

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