Bug informatique : « Comment voulez-vous que les médecins aient confiance ? » M. Moens

Le bug informatique intervenu cet après-midi suscite de nombreuses réactions. Du côté de l’ABSyM qui a abattu un travail colossal pour sa campagne électorale, les réactions des figures de proue s’enchaînent. Surprise, inquiétude, déception, et colère latente sont au rendez-vous ce soir.

 «Tout le monde prépare cela pendant des mois, mais quand le vote commence, les choses tournent mal. Le politique veut que nos médecins travaillent électroniquement (avec des règlements électroniques, avec des dossiers médicaux suivis électroniquement, etc.), mais comment voulez-vous que ces docteurs aient confiance, si tout cela échoue de manière aussi flagrante? », lance le Dr Marc Moens, président de l’ABSyM.

Chez les plus jeunes, comme le Dr Philippe Devos, c’est surtout une grande déception après une campagne dans laquelle il s’est donné sans compter.

 Mais aussi de l’incompréhension devant un bug d’une telle ampleur: « Je suis surpris qu’un évènement connu depuis quatre ans avec un volume d’électeurs également connu et donc planifiable connaisse des bugs d’une telle ampleur ». 

Après avoir encouragé ses confrères à voter depuis des semaines, que devait-il répondre à ceux-là mêmes qu’il était parvenu à motiver à voter, qui se trouvaient aujourd’hui devant un écran qui annonce un bug ? « Je suis inquiet que des électeurs me contactent pour me dire qu’ils n’ont pas pu voter et que le site leur dise qu’ils ont voté blanc ».

Enfin, Jacques de Toeuf, vice-président de l’ABSyM, estime qu’il faut rendre ce qui appartient à César et que contrairement à ce que le Cartel insinue, si l’Inami a suspendu le vote, c’est bel et bien grâce à son syndicat, et plus particulièrement grâce à Marc Moens, qui était déjà en contact avec le patron de l'Inami, Jo De Cock, à 10h du matin.

Et le Dr de Toeuf de rapporter un courriel décisif envoyé par le président de l’ABSyM à Jo De Cock à 16h, avec le déroulement filmé de ce bug.  “15 minutes plus tard, Jo De Cock recontactait Marc Moens par téléphone en lui annonçant que le vote était immédiatement suspendu jusqu’au moment où les problèmes seront solutionnés”.

Voilà de nouveau du travail pour les juristes des syndicats… “Sur les conséquences juridiques et sur la validité de ce qui s’est fait jusque aujourd’hui 17 heures, nous en discuterons certainement lundi soir à la médico-mut”, annonce encore Marc Moens.

Lire aussi : Bugs du vote électronique : l'INAMI décide de suspendre le vote jusque lundi.

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