Coup de tonnerre sur le paysage hospitalier namurois

Alors que nous vous annoncions encore en mars que la fusion entre la clinique Saint-Luc de Bouge et l’APP CHR Sambre et Meuse ne devait tarder de se concrétiser, c’est un véritable coup de tonnerre qui est tombé hier soir sur le Namurois.

 En effet, les quatre grands partis de la Province de Namur (MR, PS, CdH, Ecolo) annoncent ce matin qu’ils « sont au regret d’apprendre que les responsables de la clinique Saint-Luc de Bouge, avec lesquels ils sont en négociation depuis plus de deux années (en vue d’une fusion avec l’APP CHR Sambre et Meuse), ont décidé de mettre un terme au processus de fusion en cours. »

« Unir deux institutions hospitalières n’est jamais simple. Mais l’enjeu en valait la chandelle dans le cadre du processus de réforme du paysage hospitalier en cours, au vu des atouts respectifs et complémentaires des deux hôpitaux et de la plus-value incontestable que leur fusion aurait permis d’offrir aux patients tant le projet médical était jugé, de l’avis des médecins eux-mêmes, particulièrement cohérent », souligne le communiqué commun des partis précités.

Les mandataires publics des ces partis politiques estiment qu’ils ont d’ailleurs toujours voulu placer l’intérêt du patient et la bonne gestion des deniers publics au centre de leurs préoccupations en veillant à l’accessibilité à des soins de qualité dans le respect des choix et des droits des patients. Le personnel des hôpitaux aura également, pour eux, constitué une préoccupation majeure et constante.

Et de rappeler le protocole d’accord conclu dès l’entame du processus de négociation qui offrait toutes les garanties à cet égard. Il était aussi communément convenu que la nouvelle entité serait organisée sous l’égide d’un ensemble public de type chapitre XII sous forme d’une asbl.

 La gouvernance publique à la base de l’échec ?

 Mais le Cabinet de la Ministre Valérie De Bue ayant récemment confirmé que cette forme impliquait une gouvernance de nature publique de l’ensemble fusionné, il semble que cela ait contrarié et bloqué les administrateurs de Saint-Luc.

« Nous le regrettons profondément d’autant que toutes les garanties ont été procurées à Saint-Luc que le nouvel outil pourrait fonctionner selon les principes d’une gouvernance souple et performante, ainsi qu’en atteste l’ultime courrier adressé il y a peu par les quatre partis », commentent les quatre partis.

Jusqu’au bout, les mandataires des 4 grands partis auront tenté de concrétiser cette négociation. Des centaines d’heures de réunion y ont été consacrées. C’est donc avec regret qu’il leur faut se résoudre à acter l’échec du processus de fusion.

Des directions hospitalières aussi sous le choc

Les deux directeurs généraux contactés par nos soins, Paul d’Otreppe et Pascal Mertens, respectivement directeurs généraux de Saint-Luc Bouge et du CHR Sambre et Meuse, étaient aussi sous le choc ce matin, après avoir, eux aussi, travaillé sans compter à cette fusion. Ils actent donc également cette décision et ne souhaitaient pas faire d’autre commentaire à chaud.

Vous souhaitez commenter cet article ?

L'accès à la totalité des fonctionnalités est réservé aux professionnels de la santé.

Si vous êtes un professionnel de la santé vous devez vous connecter ou vous inscrire gratuitement sur notre site pour accéder à la totalité de notre contenu.
Si vous êtes un patient interessé par des informations médicales validées, consultez notre site grand public www.vivasante.be.
Si vous êtes journaliste ou si vous souhaitez nous informer écrivez-nous à redaction@rmnet.be.