«Il n’y a pas de limites à l’hypocrisie des mutualités», fustige l’ABSyM

Suite aux articles parus dans la presse aujourd’hui concernant les propos des mutualités socialistes et les suppléments en chambre particulière, l’ ABSyM réagit furieuse: «Le fait que les suppléments d’honoraires en chambres individuelles continuent à augmenter n’est pas nouveau. Cette évolution est écrite dans les étoiles et a été, soit dit en passant, amorcée par les mutualités elles-mêmes. Leur intervention entraîna l’interdiction de facturer des suppléments d’honoraires aux patients en chambres communes. Les mutuelles ont mené ce combat dans leur propre intérêt, pour maintenir la rentabilité de leurs assurances hospitalisation.»  

«Les hôpitaux sont structurellement sous-financés par les autorités publiques et sont donc contraints de chercher de nouvelles sources de financement. Leur stratégie de survie était donc prévisible: inciter les médecins à demander des suppléments plus élevés aux patients en chambres individuelles. Parfois, les hôpitaux décident unilatéralement, sans aucune concertation avec les médecins, d’instaurer une augmentation des suppléments, que ces mêmes hôpitaux s’attribuent intégralement», lance Marc Moens, président de l’ABSyM.

Selon l’ABSyM, dans les hôpitaux bruxellois et wallons, les suppléments sont plus élevés car les honoraires sont davantage écrémés qu’en Flandre. La source du problème réside dans la gestion inefficace de bon nombre d’hôpitaux bruxellois et wallons.

«La nouvelle attaque média des mutuelles au sujet de l’augmentation des frais pour les chambres individuelles est hypocrite et vise une fois de plus à atteindre le même objectif: conserver l’abordabilité (entendez rentabilité) des assurances hospitalisation. Dans leurs polices d’assurance hospitalisation, les mutuelles ne remboursent que 100% des suppléments d’honoraires sur les chambres individuelles mais oublient d’en informer leurs affiliés», fustige Marc Moens.

Un nouvel incident diplomatique qui intervient entre médecins et mutualités à un moment pourtant crucial de négociation du prochain accord médico-mutualiste. Et le syndicat de souligner néanmoins «qu’il contribue de manière constructive à la mise en pratique de l’accord médico-mutualiste du 27 mars 2017 et que pour y arriver, en parallèle avec la médico-mut, il se concerte également avec le secteur hospitalier».

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