« Un accord à maxima en ce qui concerne l’écoute et le dialogue »

Conclu dans un contexte budgétaire extrêmement contraint, l’accord médico-mutualiste trouvé dans la nuit mise avant tout sur le dialogue, estime Mickaël Daubie, directeur soins de santé de l’Inami, qui y voit du positif. 

Mickaël Daubie se félicite de l’accord médico-mutualiste conclu cette nuit. « L'ambiance était positive puisque nous sommes finalement parvenu à un accord alors qu'il n'y avait pas un euro disponible pour de nouvelles réelles initiatives. Il y a d'un côté un effort significatif (à court terme 21 millions d’euros et 42,5 millions en 2027) pour valoriser le rôle des médecins généralistes. D'un autre côté, on a trouvé une voie médiane satisfaisante pour les deux bancs pour certaines prestations qui ne sont pas "kostdekkend" (à l’équilibre financier, NdlR). »

D’où viennent les moyens ? « Pour les médecins généralistes, les moyens viennent de moyens déjà disponibles mais réorientés – on ne touche pas à la masse d'index. Pour le second cas, qui concerne surtout les médecins spécialistes, ce sera via une contribution (limitée) des patients. »

« Les syndicats médicaux sont arrivés avec des exigences hautes mais les organismes assureurs (OA) ont compris et ont été réceptifs », témoigne encore Mickaël Daubie. « Les OA de leur côté ont pu compter sur la réceptivité des médecins sur le fait que l'assouplissement du conventionnement partiel ou des exigences particulières des patients étaient pour eux une ligne rouge. » 

Certains qualifieront l’accord trouvé d’un accord « moyen » ou « a minima ». Ce n’est pas le cas du directeur soins de santé de l’Inami. « Ce n’est pas vraiment un accord à minima car on a une unanimité sur le banc des médecins, ce qui encore une fois, n'était pas gagné dans les circonstances actuelles. Certainement un accord à maxima pour ce qui concerne l'écoute et le dialogue. »

Lire aussi: Médecins et mutualités signent un nouvel accord tarifaire pour deux ans

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Derniers commentaires

  • Xavier DE LONGUEVILLE

    18 décembre 2025

    7% de l'effort repose sur les psychiatres par la suppression des honoraires liés aux examens de potentiels évoqués, et aucune défense de la part des syndicats, c'est absolument scandaleux, pourquoi n'en parlez vous pas ? C'est une spécialité très sous-dotée alors qu'elle va porter en grande partie les difficultés liées au retour au travail des malades de longue durée, avec des tonnes de paperasse pour laquelle aucune rémunération n'est prévue. Si on voulait faire fuir les médecins de cette spécialité déjà en grande pénurie, on ne s'en prendrait pas autrement, alors que les confrères hospitaliers sont très contents d'avoir ces médecins pour s'occuper de la partie "humaine" de leur travail et des nombreux patients suicidaires que la situation sociale provoque. Ou comment les syndicats médicaux font leur beurre sur les spécialités en pénurie, mal rémunérées, mais qui n'ont pas l'habitude de se plaindre (et de toute façon, tout le monde s'en fout, ils ne rapportent rien...). Pourquoi n'en parlez vous pas ?