Le projet de protonthérapie à Charleroi se clarifie

Quelques semaines à peine après la communication autour de l’installation des accélérateurs du centre de protonthérapie à Leuven, les protagonistes de l’autre projet de centre de protonthérapie belge, à Charleroi, ont à leur tour communiqué sur l’état d’avancement de leur projet, ce jeudi 17 mai à l’occasion d’une conférence de presse organisée par le CHU de Charleroi sur une nouvelle machine de radiothérapie.

Les promoteurs du projet ont reçu l’assurance du gouvernement wallon qu’il leur octroierait un financement de 47 millions d’euros. Il y a quelques mois, Dominique Demonte, directeur de Biopark et initiateur du projet à Charleroi, n’osait pas encore s’avancer sur une date d’ouverture. Aujourd’hui, ils peuvent en dire plus.

«Le centre de protonthérapie à Charleroi ouvrira ses portes en 2021», annonce ce jeudi le Dr Nicolas Meert, chef du service de radiothérapie de l’hôpital André Vésale, qui fait partie d’lSPPC, qui porte le projet avec 7 autres hôpitaux, dont le GhdC.

Le gouvernement wallon promet 47 millions

«Cette enveloppe est confirmée par le nouveau gouvernement wallon. Nous avons eu des assurances du côté des ministres Jeholet et Greoli. L’argent servira à traiter 120 patients par an dans le cadre de recherches cliniques. Cela va aussi financer la recherche universitaire ainsi que la recherche d’IBA», déclare Dominique Demonté.

L’ISPPC a, quant à elle, indiqué qu’elle supporterait le coût de la construction du bâtiment, estimé à douze millions d’euros environ.

La guerre continue entre les deux centres

Une des grandes questions qui revient régulièrement dans ce dossier est de savoir s’il y a vraiment place pour deux centres de protonthérapie dans un petit pays comme le nôtre. Le centre à Leuven est bien sûr convaincu qu’il pourra faire face à la demande seul, tandis que le centre de Charleroi est tout autant persuadé qu’un deuxième centre sera bien nécessaire, faisant notamment référence à la situation des Pays-Bas qui ont 8 chambres de traitement pour une population de 17 millions d’habitants.

Quant à la ministre De Block, voici ce qu’elle répondait dernièrement au Spécialiste dans ce dossier. «Ce n'est en fait pas à la ministre de donner le feu vert ou non pour ce genre d’investissements. L’Agence fédérale de contrôle nucléaire devra entre autres approuver l'installation et une autorisation d'exploitation devra être accordée par le ministre de l’entité fédérée compétente». Mais d’ajouter que «le cas échéant, elle ne s’y opposerait pas», précisant toutefois qu’ «à l’heure actuelle, le nombre de patients à traiter ne nécessite pas une deuxième installation».

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