Le site hospitalier de Dinant fête ses 30 ans

Ce mercredi 16 mai, c’est en présence notamment de Willy Borsus, ministre-président wallon, et de Richard Fournaux, bourgmestre de la Ville de Dinant, que les équipes du CHU UCL Namur ont célébré le trentième anniversaire du site hospitalier de Dinant, né en 1988 de la fusion des Cliniques Saint-Vincent et Sainte-Anne.

« Le site hospitalier de Dinant, tel que nous le connaissons aujourd’hui, peut être fier des décennies passées au cours desquelles, sous l’impulsion de dirigeants efficaces et d’unions complémentaires, il a évolué et s’est ancré dans le paysage dinantais, en qualité d’acteur économique et social incontournable », souligne Jean-Marc Dieu, président du Conseil d’administration du CHU UCL Namur. 

Une préfiguration des réseaux actuels

Cette fusion d’un hôpital privé et d’un hôpital public symbolise un véritable tournant majeur dans l’histoire de l’institution mais également dans l’histoire de la ville de Dinant.  « Sous l’ambition des dirigeants et des acteurs politiques de l’époque, le Centre Hospitalier de Dinant s’est formé le 1er janvier 1988, issu du rapprochement des Cliniques Sainte-Anne et Sainte-Marie Ciney, gérées par les asbl La Providence des Malades et Mutualité et Santé (Mutualités chrétiennes), d’une part, et l’hôpital Saint-Vincent géré par le CPAS de Dinant, d’autre part », rappellent les dirigeants de l’institution.

En regardant dans le rétroviseur et les projets de constitution de réseaux hospitaliers, on peut se dire que cette fusion était quelque-part avant-gardiste. « Ce rapprochement inédit en Belgique, qui a préfiguré les réseaux hospitaliers, a permis de réunir/concentrer l’offre de soins et de répondre à des besoins de prise en charge tout en garantissant à la population l’accès équitable à des soins de qualité optimale. La confiance réciproque des partenaires et l’engagement de tous les acteurs hospitaliers et dinantais à travailler ensemble pour le maintien et le développement du site hospitalier de Dinant constituent des facteurs de succès indéniables de cette fusion ». 

D’une fusion nécessaire à un projet ambitieux

Si la fusion était une nécessité, eu égard aux normes minimales de taille applicables aux hôpitaux, elle est vite devenue un projet ambitieux, se déclinant en quatre dimensions distinctes:  un projet social, en préservant et en encourageant l'emploi dans la région;  un projet d'infrastructure, en visant le regroupement des activités hospitalières sur un site unique (SaintVincent);  un projet humain, en assurant l'intégration des équipes médicales, soignantes et autres, au service d'un projet collectif commun;  un projet médical et hospitalier, en constituant un pôle de 250 lits (à l'époque) en accédant à certaines technologies médicales.

 Le regroupement des activités a permis, outre le développement des activités existantes, la création et le développement de nouveaux services médicaux auxquels tant l’hôpital Saint-Vincent que la Clinique Sainte-Anne ne pouvaient prétendre avant la fusion (scanner, angiographie, médecine nucléaire). Dès 1988, des travaux ont été entrepris afin de donner une identité à chaque site hospitalier et créer un seul service de maternité, d’urgences, de soins intensifs, etc. Le renforcement des équipes médicales s’est réalisé par l’engagement d’une quinzaine de médecins pour le développement de disciplines médicales ou techniques chirurgicales (Oncologie, Chirurgie vasculaire, Laser…).  Au fil des ans, le site Sainte-Anne trouve sa vocation: devenir le centre de l'activité destinée aux personnes âgées (revalidation, MR-MRS). Le secteur de l’accueil de la petite enfance s’y développe dès 2007.

Une évolution continue

Avec le soutien de la Région wallonne et du Fédéral, les rénovations et extensions des infrastructures ont également rythmé l’évolution du site hospitalier. Dans un cadre entièrement modernisé, les nouvelles infrastructures, inaugurées en février 2017, abritent les Urgences et le service de Pédiatrie qui, associé à la Maternité, consacre le pôle « mère-enfant ». Elles accueillent également un centre d’autodialyse, des bureaux administratifs et de consultation, la pharmacie, un poste médical de garde pour les médecins généralistes ainsi que des locaux pour nos services Logistique et Informatique. La nouvelle aile permet ainsi à l’hôpital de renforcer sa capacité d’accueil et de soins d’urgence donnés aux patients de Dinant et de ses alentours, notamment les Ardennes françaises.

 

 

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