Les prestataires libéraux ne sont pas des salariés de l’État, rappelle l’UBPS

Les prestataires de soins installés en libéral ne sont pas des salariés de l’État, souligne l’Union belge des prestataires de soins (UBPS). Dans un communiqué diffusé récemment, l’organisation estime nécessaire de rappeler que l’exercice libéral repose sur l’absence de contrat de travail avec les pouvoirs publics et met en garde contre toute confusion entre conventionnement et statut salarié.

L’UBPS rappelle qu’« aucun contrat de travail ne les lie aux pouvoirs publics ». Les professionnels conventionnés relèvent d’une convention avec l’Assurance Maladie, mais « une convention n’est pas un contrat de travail et ne confère en aucun cas un statut d’employé ».

Un statut sans les droits du salariat

Selon l’organisation, assimiler les prestataires libéraux à des salariés reviendrait à leur imposer des contraintes sans leur reconnaître les droits correspondants. « Si les prestataires de soins libéraux étaient salariés, ils bénéficieraient de congés payés, d’un maintien de salaire en cas de maladie, d’une retraite comparable à celle d’un salarié, de formations financées par un employeur et d’investissements pris en charge », énumère le communiqué.

Dans les faits, poursuit l’UBPS, leurs congés « ne sont pas rémunérés » et, en cas de maladie, « leurs revenus s’interrompent ou diminuent fortement ». Leur retraite dépend exclusivement de leurs propres cotisations.

L’organisation insiste également sur la prise en charge intégrale des coûts liés à l’activité : formations, matériel professionnel, locaux, personnel, charges sociales et professionnelles sont financés par les prestataires eux-mêmes.

Clarifier les responsabilités

Pour l’UBPS, le rôle de l’Assurance Maladie consiste à fixer le niveau de remboursement pour les assurés, « non à déterminer les honoraires comme le ferait un employeur ». Si les contraintes d’un statut salarié devaient être imposées, « alors les droits correspondants devraient l’être également ».

« On ne peut vouloir exercer le pouvoir de l’employeur sans en assumer les obligations », conclut l’organisation, qui estime que préserver l’exercice libéral revient à défendre « la cohérence du système de santé, la responsabilité professionnelle et l’indépendance des soignants au service des patients ».

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Derniers commentaires

  • Benoit Collin

    05 mars 2026

    l'UBPS se trompe sur le rôle de l'assurance soins de santé (via les commissions de convention et d'accord à laquelle participent les représentants des prestataires concernés et les organismes assureurs) : il s'agit bien de fixer l'honoraire global pour une prestation (la valeur globale qui sera facturable à l'assurance soins de santé pour une prestation par un prestataire) et ensuite de déterminer la part à charge du patient et donc le solde à charge de l'assurance. De plus l'honoraire global ainsi fixé en concertation prestataires/OA et validé par le comité de l'assurance (également paritaire entre prestataires et OA) comprend, outre l'honoraire de la prestation par le prestataire, tous les frais nécessaires à la réalisation de la prestation. On peut discuter sur le niveau fixé en concertation par rapport à la réalité des coûts et en fonction des budgets disponibles mais on ne peut pas dire que le prestataire doit prendre en charge tous les frais liés à la prestation ni que l'INAMI ne fixe que le remboursement ou la part patient. Le systéme belge est un compromis entre une pratique libérale de la santé et une couverture sociale collective et solidaire qui en assure l'accessibilité mais aussi la facturation des prestations dans le cadre de l'assurance soins de santé. Pas sur qu'il y auraient beaucoup de patients chez les prestataires et donc d'honoraires perçus ni de médicameents vendus dans les pharmacies sans le financement par l'INAMI fixé dans le cadre des accords et des concertations entre prestataires et OA. Le statut social des prestataires (salariés/indépendants) n'entre pas en ligne de compte pour la fixation des honoraires. Mais le financement à plus de 75/80% du systéme de santé par les fonds publics engendre des obligations sociétales dépassant la prestation individuelle et la relation individuelle entre un patient et "son" prestataire salarié ou "libéral" ! Tout est question d'équilibre et une fois de plus de dialogue, de concertation et de gestion paritaire pour assurer la viabilité globale de notre système de santé et la satisafction de ceux qui y participent et qui y travaillent sous le statut choisi...