Réseaux : De Block souhaite aussi envoyer un courrier aux hôpitaux francophones

Dans une interview à la radio flamande Radio 1 ce mardi, la ministre De Block a dressé un état des lieux des réseaux. Elle reste sur son idée d’aller au Conseil des ministres avec le projet de loi avant les vacances de Pâques, mais elle accorde encore quelques semaines aux francophones pour terminer leurs négociations.

Récemment, les coupoles hospitalières Gibbis et Zorgnet-Icuro insistaient encore pour obtenir un cadre légal afin de pouvoir avancer. Le projet de loi doit d’abord aller au Conseil des ministres et puis encore passer par la case Conseil d’Etat. La ministre De Block a indiqué qu’elle restait sur son intention de vouloir présenter ce dossier au Conseil des ministres avant les vacances de Pâques. Il ne reste plus que quatre petites semaines...

Cela va donc devoir aller vite ! Cela dit, lors de la Conférence interministérielle de lundi dernier, il a été décidé de donner encore quelques semaines aux francophones pour poursuivre leurs négociations. « En Wallonie et à Bruxelles, le puzzle n’est pas encore tout à fait terminé. Je dois donc en tenir compte. J’irai au Conseil des ministres avec mon projet avant les vacances de Pâques, mais avant cela, je souhaiterais envoyer un courrier concernant les réseaux aux hôpitaux francophones, tout comme je l’ai fait pour les hôpitaux néerlandophones, avec le ministre flamand Jo Vandeurzen. J’espère donc faire la même chose avec les ministres communautaires concernés », annonce Maggie De Block.

Et d’ajouter encore : « Ainsi, les hôpitaux ont encore quelques semaines pour négocier. Je me montre compréhensive vis-à-vis de leur situation et du timing différent pour la mise en place des réseaux à Bruxelles et en Wallonie. »

Liberté de choix du prestataire de soins

Par ailleurs, la ministre De Block a également indiqué clairement que la liberté de choix du prestataire de soins serait garantie pour les patients pour les soins de base. « Ce n’est que pour les traitements complexes ou les appareillages lourds qu’il faudra référer les patients à un hôpital de référence dans un réseau qui se trouve peut-être un peu plus loin. Par exemple pour le traitement d’un cancer du pancréas. »

La ministre a toutefois précisé que la réforme ne serait toutefois pas simple. « Nous ne vivons pas dans le monde des bisounours. Des investissements seront nécessaires, mais nous pouvons aussi avoir un retour grâce à une meilleure efficience. Par exemple en partageant les services de TIC et en faisant collaborer les labos. Les recettes de ces exercices d’efficience pourront être reversées aux hôpitaux sous la forme d’un plus grand encadrement et d’une augmentation du personnel infirmier. Cela devrait résulter en de meilleurs soins aux patients. »

Enfin, la ministre a encore évoqué le cas particulier de la Communauté germanophone qui se trouve dans une enclave avec seulement deux hôpitaux pour 80.000 patients, et ce, sans hôpital tertiaire. « Là, une collaboration avec les hôpitaux francophones semble nécessaire ».

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Derniers commentaires

  • Jacques MAIRESSE

    09 Mars 2018

    Pas de cadre légal... Que madame De block aille se faire voir et que les hôpitaux francophones et bruxellois ne répondent pas à son ultimatum... Nous ne sommes pas les otages des politiciens...