Réseaux : l’Absym se félicite d’avoir obtenu la cogestion

La semaine dernière, le Conseil des ministres a donné son feu vert pour deux projets de loi cruciaux pour la réforme du secteur hospitalier : les réseaux et les soins à basse variabilité. L’Absym concède que les négociations pour aboutir à ces textes de loi ont été longues et difficiles.  Le syndicat se dit aujourd’hui satisfait que la ministre De Block ait suivi le modèle de cogestion avec les médecins qu’il avait proposé.

On va donc bien vers un modèle de cogestion gestionnaires-médecins, mais la partie s’annonce pour le moins corsée lorsqu’on lit les propos du président de l’Absym, Marc Moens : « Les gestionnaires hospitaliers se sont montrés tout sauf constructifs. Ils refusaient vivement la cogestion dans les réseaux hospitaliers. Le point de vue négatif des gestionnaires est absurde.  La Mayo Clinic et Cleveland Clinic pour ne citer qu’elles, les deux meilleurs hôpitaux des Etats-Unis, sont dirigées par un médecin ».

Une plus grande implication des médecins

La ministre De Block a donc bien suivi le modèle de cogestion avec les médecins. Elle a accepté le modèle de consensus entre le conseil médical et le gestionnaire qui avait été proposé par l’ABSyM.  « 16 des 18 points de l’article 137 de la loi sur les hôpitaux pourront être approuvés par majorité simple sur le banc du conseil d’administration et celui du conseil médical des nouveaux réseaux hospitaliers.  Il s’agit entre autres des points concernant la nomination du médecin chef, la fixation des besoins pour le matériel médical, les achats et le renouvellement de celui-ci jusqu’à la fermeture ou le déménagement de services », commente le Dr Moens.

Pour rappel, dans l’actuelle loi sur les hôpitaux, le conseil médical ne disposait que d’un avis renforcé (avec majorité des deux tiers) sur 6 des 18 articles.  L’implication des médecins sera donc à l’avenir plus importante.  « L’Absym mettra tout en œuvre pour que ce dispositif puisse se réaliser pleinement et en concertation intensifiée avec les réseaux hospitaliers », affirme son président.

Les suppléments sur les forfaits autorisés

En ce qui concerne les soins à basse variabilité, le deuxième projet de loi que le conseil des ministres a approuvé vendredi dernier, l’Absym estime également avoir remporté la bataille pour la plupart de ses exigences. «  Les médecins maintiennent le droit de facturer des suppléments sur les honoraires forfaitaires des soins à basse variabilité et chaque prestataire sera informé objectivement de sa part dans les honoraires forfaitaires », se félicite Marc Moens. « Il reste cependant un point de discussion concernant le montant sur lequel les suppléments peuvent être réclamés ».

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