L'Union belge des prestataires de soins (UBPS) a justifié mercredi le recours croissant au conventionnement partiel par les dentistes, l'imputant à la hausse des coûts de fonctionnement. Pour maintenir l'accessibilité, l'organisation propose d'interdire le déconventionnement lors des cinq premières années d'exercice.
Réagissant aux chiffres indiquant un taux d'adhésion à l'accord dento-mutualiste de 60,48% (mais de 54,8% en équivalents temps plein), l'UBPS affirme que le recul du conventionnement intégral s'explique par des raisons financières. "Les dentistes ne s'en détournent pas par opportunisme, mais parce que les tarifs actuels ne couvrent plus la réalité économique des soins", souligne l'organisation dans un communiqué.
L'UBPS s'oppose en outre à la "pression" exercée par le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, concernant la limitation des suppléments d'honoraires. Selon l'UBPS, "le terme même de 'supplément' suppose que le tarif de base est adéquat, ce qui n'est plus le cas. Les plafonner sans revoir les tarifs de base revient à ignorer les coûts réels, à fragiliser les structures de soins et, à terme, à réduire l'offre disponible".
Afin de garantir une accessibilité durable aux soins, l'organisation suggère d'interdire le déconventionnement durant les cinq premières années de carrière des dentistes, période de stage incluse. Cette mesure s'appliquerait également aux praticiens formés à l'étranger.
Dans ce cadre de début de carrière, le conventionnement partiel resterait autorisé pour permettre aux jeunes professionnels d'investir. "Le véritable enjeu n'est pas la liberté tarifaire, mais l'adaptation du modèle à la réalité des soins", affirme l'UBPS. L'équilibre du système de santé "doit être construit avec le terrain, et non contre lui", conclut la fédération.








