"Près de 30.000 TdS Insuffisance Rénale: c'est remarquable", Dr F. Collart

Les années passent et le succès des trajets de soins insuffisance rénale chronique (TdS IRC) se confirme. Le Spécialiste a obtenu en primeur les derniers chiffres de l’Inami relatifs à ces trajets de soins.

Le tableau ci-dessous montre une progression constante depuis l’introduction des TDS  IRC, quasi linéaire et qui ne se dément pas, même dans les dernières années avec une progression de 2500 à 3000 nouveaux TDS par an. « C’est remarquable en ce sens que le TDS Insuffisance rénale a réellement été conçu comme un contrat tripartite et à une époque où l’on insiste partout sur l’importance du rôle que le patient lui-même doit jouer dans la prise en charge de sa maladie chronique.  C’est aussi la preuve que le patient est prêt à s’investir, encadré par son généraliste et le néphrologue », commente le Dr Frédéric Collart du Groupement des Néphrologues de Belgique Langue Française (GNBLF).

Evolution des TdS IR:

 

2009

2010

2011

2012

2013

2014

2015

2016

 

 

 

 

 

 

 

   

TdS IRC

5.543

11.298

15.512

17.992

19.750

22.254

25.146

28.224

tensiomètres validés

1.097

2.324

2.101

1.796

1.616

1.908

1.828

1.930

 

« Du côté des néphrologues, nous observons une tendance à ce que les patients que nous prenons en dialyse aient été suivis préalablement plus longtemps par le néphrologue que ce n’était le cas auparavant et nous pensons que ceci est dû au moins en partie aux TDS », affirme Frédéric Collart. « Un suivi néphrologique plus long nous laisse plus de temps pour préparer le cas échéant le patient à la prise en dialyse, notamment par une information sur les techniques de dialyse et la greffe rénale et donne aussi le temps d’une évaluation et d’un traitement plus approfondi des comorbidités. Par ailleurs, l’accès à des consultations spécialisées comme celle de diététique sont également un apport incontestable des trajets de soins ».

Plaidoyer pour un élargissement du concept

Pour le néprhologue, le concept de trajet de soins devrait être progressivement élargi. « Avant, le TdS consistait à faire en sorte que le généraliste nous envoie le plus rapidement possible le patient pour que l’on puisse enclencher la mise au point. Maintenant, nous devons le voir autrement. Dans les faits, le TdS – même s’il n’est pas encore reconnu comme tel - est en effet notre propre suivi, mais aussi le suivi par la diététicienne, le suivi par le chirurgien qui placera l’accès de dialyse, l’information du patient par rapport aux techniques de dialyse ainsi qu’à la greffe, voire au traitement conservateur chez les personnes âgées ».

« C’est un petit glissement, mais qui montre d’autant plus l’importance de ces consultations précoces. Par ailleurs, c’est aussi notre espoir que le travail du néphrologue se déplace, que l’on doive être moins présents dans les unités de dialyse pour pouvoir nous consacrer davantage à de la consultation et à des actes techniques comme des biopsies », conclut le Dr Collart.

 

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