Solidaris appelle à créer un plan d'action interfédéral pour la santé mentale des jeunes

Solidaris appelle, mercredi dans un mémorandum, à créer un plan d'action interfédéral pour la santé mentale des enfants et des jeunes, alors que celle-ci se dégrade depuis bientôt 20 ans et plus rapidement que celle du reste de la population.

Aujourd'hui, les 15 à 24 ans constituent la tranche d'âge la plus exposée aux idées suicidaires, présente la mutualité socialiste dans son mémorandum consacré à la santé mentale des enfants et des jeunes. "Les jeunes générations vivent sous une accumulation inédite de menaces et de pressions: réchauffement climatique, guerres, fragilisation de la démocratie, affaiblissement des protections collectives, pressions scolaires et professionnelles, précarité économique accrue, individualisation et isolement social, réseaux sociaux...", expose-t-elle.
Pour pallier la problématique, Solidaris a engagé un travail de fond, en collaboration avec plus de 60 experts issus de disciplines variées. Dans ce document, la mutualité appelle à politiser la santé mentale des jeunes générations, à reconnaître les responsabilités collectives dans la production de leur mal-être et déployer des politiques ambitieuses à la hauteur de l'enjeu. Elle a formulé dix priorités à l'attention des politiques.
Solidaris propose, par exemple, de créer un secrétariat d'État dédié à la lutte contre la solitude, l'isolement social pesant lourdement sur la santé mentale des jeunes et favorisant les troubles anxieux. Elle désire par ailleurs fixer une majorité numérique à 16 ans et interdire l'accès aux réseaux sociaux avant 13 ans.
Figurent également parmi ces priorités le doublement du nombre de pédopsychiatres en Belgique en augmentant les sous-quotas pour cette spécialisation en médecine, la création dans chaque commune d'une "délégation aux droits de l'enfant", l'alignement de la durée du congé de paternité sur celui du congé de maternité ainsi que la mise en place d'aménagements plus souples et de parcours adaptés pour mieux prendre en compte la neurodiversité dans les écoles.
La santé mentale des jeunes générations nécessite une réponse publique globale, transversale et coordonnée, "articulant explicitement santé mentale, déterminants sociaux et environnementaux", souligne la mutualité.
Solidaris organisera, par conséquent, dans les prochaines semaines des journées thématiques pour concrétiser ses recommandations avec les acteurs de terrain et les décideurs.

> Découvrir le memorandum

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Derniers commentaires

  • Robin GUEBEN

    03 juin 2026

    Après 80 ans de socialisme, il faut aussi sortir de cette logique socialiste du rôle moteur de l'État dans la relance par la demande et les investissements sociaux car cette théorie keynésienne ne fonctionne pas en ultra-crise d'endettement, il faut une certaine stabilité économique qu'on n'a pas.

    Faisons des investissements productifs dans l'énergie, la technologie, l'IA, les filières hautement spécialisés comme le pharma ou le chimique mais on ne peut plus se permettre un endettement social, sinon on va exploser la Dette belge comme ils l'ont fait en France et ce seront nos descendants qui souffriront encore plus que nous-mêmes.

    Pour le social et la santé qui sont en crise, il faut une réorganisation des moyens et une scission du financier-social santé et de la prestation sociale santé (hormis pour le structurel social santé et le "concierge" social santé).

    Après je pense que vous en êtes conscients, allant du petit mutualiste au haut fonctionnaire exécutif et au politicien, quand vous serez prêts, vous voudrez nous parler à UBPS-BUG. Enfin j'espère.

  • Robin GUEBEN

    03 juin 2026

    Oh woaw, quel magnifique rapport des mutualistes pour faire diversion et continuer à se défausser de ces rôles d'éducateurs sociaux en santé qu'ils sont censés être... Pour la petite histoire, la souffrance mental des jeunes est causé par les corporations capitalistes du secteur privé et l'énorme corporation capitaliste publique qu'on appelle l'État. Seul un fonctionnement libre "libéral" permet de s'échapper de ces corporations. Réchauffement climatique : autonomie énergétique ; baisse démocratique et guerres : compréhension que c'est une oligarchie particratique étatiste et que seules les communautés survivent à tout ; affaiblissement des protections collectives : vous rigolez ou quoi ; isolement social : fêtes et temps libre par moins de charges sur le travail qui oblige à perdre du temps à son job ; neurodivergence : école à la maison.

    Les neuropsychiatres doivent être réservés à des traumatismes psychologiques lourds ou les vraies maladies psychiatriques.

    La génération Y a fui cette souffrance (que je ne cesse de dénoncer), la gen Z l'a accepté par fausse-résilience (ils sont extrêmement soumis et dociles) qui se transforme en désespoir et ce sont eux qui se suicident ou font des dépressions, la génération alpha sont bêtes et méchants et unis de haine contre une multitude de cibles floues (je le vois bien dans les centres SPJ) mais qui a tendance à se préciser de plus en plus contre l'État (dans les sphères libertariennes, anarchistes et accélérationistes).

    Donc non, je ne pense pas que de nouvelles missions de santé mentale confiée à l'État sera la solution à la santé mentale des jeunes, n'en déplaise à vos "experts". Et puis quels coûts majeurs pour des résultats nuls dont on se rendra compte 2 décennies plus tard.