Stop Alzheimer – la Fondation pour la Recherche sur la Maladie d’Alzheimer – a remis ce lundi 23 février à Louvain 5.050.000 euros à 23 projets belges fondamentaux et cliniques. La fondation indique dans un communiqué qu’il s’agit d’un montant record, les projets ayant été sélectionnés pour leur qualité scientifique et leur potentiel d’impact sur le diagnostic et le traitement de la maladie d’Alzheimer et d’autres troubles cognitifs.
La cérémonie s’est tenue en présence de Caroline Gennez, ministre flamande du Bien-Être, de la Lutte contre la Pauvreté, de la Culture et de l’Égalité des Chances.
« Derrière chaque projet, il y a des équipes qui consacrent des années de leur vie à comprendre ce qui se passe dans le cerveau, pour offrir de l’espoir aux patients et à leurs familles », indique Joost Martens, directeur de Stop Alzheimer. « Ces recherches ne sont pas abstraites : elles auront un impact concret sur la prise en charge des troubles cognitifs dans les années à venir. »
Caroline Gennez évoque « des avancées majeures vers un avenir où la démence sera non seulement mieux prise en charge, mais peut-être même prévenue », en référence à l’articulation entre recherche fondamentale et recherche clinique.
Plusieurs projets lauréats sont portés par des universités francophones, notamment l’Université de Liège, l’UCLouvain, l’Université Libre de Bruxelles et l’Université de Mons.
À l’Université de Liège, Christina Schmidt et Marieke Hoekstra bénéficient d’un financement de 300.000 euros pour un projet consacré au rôle du sommeil dans la protection du cerveau. Les travaux portent sur le refroidissement cérébral naturel observé durant le sommeil et sur son lien avec l’accumulation des protéines amyloïde et tau, caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.
Toujours à Liège, Evgenios Kornaropoulos analyse les mécanismes impliqués dans l’altération de l’élimination des déchets cérébraux. Jeremy Gardette développe un test visant à détecter la maladie avant l’apparition des premiers symptômes cliniques. Mikhail Zubkov étudie les processus de « nettoyage » cérébral pendant le sommeil.
À l’UCLouvain – Cliniques universitaires Saint-Luc, Pegah Masrori examine les liens entre mécanismes neuronaux, comportement alimentaire et cognition sociale. À l’Université Libre de Bruxelles, Karelle Leroy cible la protéine tau. À l’Université de Mons, Carmen Burtea travaille sur des stratégies visant à réduire l’inflammation cérébrale.
Les projets détaillés ci-dessus constituent une sélection parmi les 23 travaux financés cette année par la fondation, d’autres équipes issues d’universités flamandes et de collaborations interuniversitaires figurant également parmi les lauréats.
Les projets ont été sélectionnés à l’issue d’une évaluation internationale indépendante, sur la base de leur qualité scientifique et de leur potentiel d’impact pour les patients et leurs proches, selon la fondation.
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