UBPS: un changement de logique dans les remboursements des soins est nécessaire

L'Union belge des prestataires de soins (UBPS-BUG) estime, dans un communiqué, qu'il est temps de revoir les priorités du système de santé en passant d'une politique centrée sur le remboursement des prestations à une politique davantage axée sur les résultats en santé. L'organisation plaide notamment pour concentrer les moyens publics sur les soins présentant le plus grand bénéfice médical et relance, au passage, son appel à une réforme du statut BIM.

Selon l'UBPS, la réduction progressive du reste à charge sur un nombre croissant de prestations ne répond plus aux principaux défis auxquels est confronté le système de santé. Les patients attendent avant tout un accès rapide à un professionnel de santé, des délais raisonnables et des soins de qualité, estime-t-elle.

« Il est temps de passer d'une politique centrée sur le remboursement des actes à une politique centrée sur les résultats de santé », affirme l'organisation. « Chaque euro investi doit produire le plus grand bénéfice possible pour la santé de la population. »

Pour étayer sa position, l'UBPS renvoie aux recommandations de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Dans son rapport "Tackling Wasteful Spending on Health", celle-ci estime qu'environ un cinquième des dépenses de santé dans les pays membres est consacré à des soins de faible valeur ou à des dépenses évitables et recommande une meilleure orientation des ressources.

L'UBPS se prononce ainsi en faveur d'une modulation du ticket modérateur en fonction de la valeur médicale des soins. Les traitements essentiels, les maladies chroniques, la prévention et les innovations thérapeutiques devraient bénéficier d'une participation financière faible, voire nulle, tandis qu'une réflexion pourrait être engagée sur certains actes courants dont le bénéfice médical est jugé plus limité. L'objectif n'est pas d'augmenter globalement le reste à charge, mais d'utiliser les ressources de manière plus efficiente, souligne-t-elle.

« La véritable solidarité ne consiste pas à diminuer uniformément le reste à charge de toutes les prestations. Elle consiste à garantir que personne ne renonce à un traitement lourd, à une intervention complexe ou à une prise en charge essentielle pour des raisons financières », fait encore valoir l'UBPS.

L'organisation rappelle également qu'elle demande depuis plusieurs mois une réforme des conditions d'octroi du statut de bénéficiaire de l'intervention majorée (BIM), afin que les mécanismes de solidarité soient davantage ciblés vers les personnes qui en ont réellement besoin.

Pour l'UBPS, le vieillissement de la population, l'augmentation des maladies chroniques, les pénuries de professionnels de santé et les contraintes budgétaires rendent désormais indispensable une réflexion sur les priorités du système de santé. « La question n'est plus de savoir combien d'actes seront remboursés demain. La véritable question est: quels soins voulons-nous protéger en priorité? », conclut-elle.

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Derniers commentaires

  • Robin GUEBEN

    30 juin 2026

    Enfin des gens intelligents ;) merci d'exister UBPS-BUG