Un Belge sur 5 pense à quitter son emploi à cause de la gestion de crise de son entreprise

Malgré la crise économique qui se profile, un peu plus d'un Belge sur cinq (22%) envisage de quitter son emploi en raison de la gestion par son entreprise de la pandémie de coronavirus, ressort-il mardi d'un sondage mené par la société de ressources humaines StepStone. "L'absence de mesures supplémentaires ou de communication a tendance à avoir un effet négatif sur la perception de l'entreprise par les employés", selon StepStone.

Les salariés belges sont divisés sur le retour au travail: plus d'un tiers (34%) se réjouit à l'idée de retourner au bureau mais 39% estiment ne pas être encore prêts, d'après cette enquête réalisée le 14 mai a uprès de plus de 2.800 personnes.

Au rang des incitants, l'interaction humaine est la principale motivation (48%) à revenir sur le lieu de travail, suivie par le rééquilibrage entre vie professionnelle et vie privée (33%) et la dynamique générée sur le lieu de travail (28%).

Les personnes plus inquiètes de retourner au bureau voient, à l'inverse, le télétravail comme un parfait compromis entre travail et santé. En effet, 43% craignent d'être contaminés si elles retournent sur leur lieu de travail, tandis que 26% pensent que leur employeur ne sera pas en mesure de garantir leur sécurité.

Or, neuf répondants sur 10 considèrent que l'employeur est responsable de leur sécurité sur le lieu de travail. Certaines mesures prises par leur entreprise pourraient ainsi les rassurer: la distanciation sociale (56%) et des horaires flexibles (53%) arrivent en tête, suivis de près par le dépistage des anticorps liés au Covid-19 (50%). Un peu moins de la moitié (48%) envisage le travail à distance pour tous quand c'est possible.

Toutefois, 45% des personnes interrogées déclarent ne pas savoir ce que leur employeur va mettre en œuvre lors du retour au bureau et 35% assurent que leur responsable ne prendra aucune mesure supplémentaire.

Par ailleurs, un tiers des répondants craint des problèmes financiers (37%) et mentaux (28%) sur le long terme liés à la crise du coronavirus.

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