Un ministre allemand va étudier les "conséquences" de l'avortement sur les femmes

Le ministre allemand de la Santé a obtenu cette semaine de son gouvernement un budget de 5 millions d'euros pour faire réaliser une étude sur les "conséquences psychologiques à long terme" de l'avortement sur les femmes. Un projet controversé qui suscite de vives réactions en Allemagne.

Lundi, Jens Spahn (CDU) a convaincu son gouvernement de lui octroyer 5 millions supplémentaires pour mener à bien son projet controversé d'étude, a rapporté Bild am Sonntag, citant des sources proches du gouvernement.

Il a depuis lors récolté une volée de critiques. Ses détracteurs lui reprochent de remettre en cause la légitimité de l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Des études ont déjà eu lieu, rappelle le quotidien Süddeutsche Zeitung: oui, une minorité de femmes regrettent leur choix, mais très peu le vivent comme une souffrance.

Le député SPD Florian Post a estimé qu'il était "scandaleux de dépenser des millions pour une telle absurdité".

Le budget dégagé par le ministre de la Santé s'inscrit en réalité dans un compromis entre partenaires de la majorité au niveau fédéral. Le 6 février, conservateurs de la CDU et le SPD, plus progressiste, se sont accordés sur une révision d'un texte de loi interdisant aux médecins de signaler (sur leur site internet ou autre) le fait qu'ils pratiquent des avortement.

Les femmes auront à l'avenir plus facilement accès aux informations sur l'IVG. Mais un article problématique pour le SPD qui pénalise la publicité pour l'avortement restera en place pour convenir à la frange plus conservatrice de la CDU et du CSU, son partenaire en Bavière.

Le projet d'étude sur l'impact psychologique de l'IVG est à lire comme une autre concession.

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