Une chercheuse de l'UAntwerpen récompensée pour ses travaux sur la démence frontotemporale

La chercheuse anversoise Rosa Rademakers a reçu un Breakthrough Prize pour ses travaux sur les origines génétiques de la démence frontotemporale (DFT) et de la sclérose latérale amyotrophique (SLA), signale le VIB dimanche.

La scientifique, avec ses équipes au sein de l'Institut flamand de biotechnologie (Vlaams Instituut voor Biotechnologie, VIB) de l'Université d'Anvers et de l'hôpital Mayo Clinic de Floride, ont travaillé sur un facteur génétique majeur lié à un sous-type rare de DFT et à la SLA.
Ils partagent la récompense avec Bryan Traynor, de l'institut américain sur le vieillissement (Nationale Institute on Aging).
Ces travaux ouvrent la voie à de nouvelles manières d'étudier ces maladies, explique l'organisation derrière la remise de prix.
Dirigeant une équipe à la Mayo Clinic en 2011, Mme Rademakers y a découvert une répétition anormale d'un court segment d'ADN sur le gène C9orf72. 
Pendant les quinze années qui ont suivi, des laboratoires du monde entier ont montré que cette répétition intempestive déclenche divers processus pathologiques.
La découverte a été publiée dans Nature Genetics en mars.
Bien que moins répandue et moins connue que la maladie d'Alzheimer, la DFT représente l'une des principales causes de démence chez les patients relativement jeunes, encore professionnellement actifs. Elle touche les zones du cerveau impliquées dans le comportement, la personnalité, le jugement et la communication.

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