Différents représentants du gouvernement fédéral et du secteur des soins de santé ont présenté mardi à Bruxelles une nouvelle "taskforce" visant à prévenir et à lutter contre les agressions à l'encontre des prestataires de soins. D'après une étude de l'institut Vias de juin 2025, près de 90% d'entre eux ont déclaré avoir été victimes d'agression verbale ou physique au cours de l'année précédant l'étude.
Coordonnée par le SPF Santé publique, la taskforce réunit également des représentants du SPF Intérieur, du SPF Justice, de l'Inami, de Vias, des pompiers ou encore les partenaires sociaux du secteur des soins. Divers experts participeront également dans des groupes de travail techniques sur des thèmes spécifiques.
"On constate de plus en plus d'agressions contre les soignants. Cela ne peut jamais devenir la norme", a appuyé le président de la taskforce, le Dr. Pascal Vranckx. "Il faut travailler ensemble, se soutenir et trouver une réponse commune pour la violence contre les soignants".
La présentation s'est tenue au CHU Saint-Pierre, à Bruxelles, particulièrement concerné par cette problématique. On y dénombre quelque 1.000 interventions du service de gardiennage par an, selon la directrice générale médicale de l'établissement, Dr. Michelle Dusart.
Différents groupes de travail, divisés par thématiques, se réuniront au cours des douze prochains mois afin de cerner les problèmes que rencontrent les prestataires des différents secteurs sur le terrain et formuler des mesures concrètes. "L'objectif de cette taskforce c'est d'aboutir à des mesures applicables", a assuré le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke. "Il est préférable de s'attaquer à ces violences de manière globale".
Le chef de cabinet du ministre de l'Intérieur Bernard Quintin, Kristof De Pauw, a également évoqué l'élaboration d'un cadre légal pour l'utilisation des "bodycams" par le personnel de secours. Le ministre devrait mettre le sujet sur la table au conseil des ministres.
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