UNESSA alerte sur les conséquences des nouvelles économies dans le secteur du soin

À l'occasion de la réunion de ce jeudi 11 juin entre les gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, notamment consacrée à l'avenir des Aides à la promotion de l'emploi (APE), UNESSA met en garde contre l'accumulation des mesures d'économies qui touchent les secteurs du soin, de l'accompagnement et du non-marchand. La fédération évoque un risque de dégradation de l'accès aux soins et à l'aide sociale.

Selon UNESSA, ses affiliés font face simultanément à des réductions budgétaires, à la hausse des coûts de fonctionnement, à l'inflation et à un manque de visibilité sur les financements futurs. La fédération souligne que ces contraintes se traduisent déjà sur le terrain par des suppressions de postes, une diminution de certains services et une pression croissante sur les équipes.

« À force de jouer de la râpe budgétaire, nos affiliés sont à l'os. Quand on sera à la moelle, il sera trop tard. Où devrons-nous amputer ? Il y aura des fermetures de structures et des personnes laissées sans prises en charge ou soins adéquats. On va droit vers une catastrophe sociale et de santé publique », avertit Philippe Devos, directeur général d'UNESSA.

La fédération rappelle que plusieurs des secteurs qu'elle représente avaient été considérés comme essentiels durant la pandémie de Covid-19. Elle estime pourtant que les moyens alloués continuent de diminuer alors que les besoins augmentent.

UNESSA attire également l'attention sur les futurs arbitrages budgétaires wallons. Le gouvernement Dolimont prévoit un effort global de deux milliards d'euros d'ici 2029. Selon la fédération, l'AViQ pourrait être appelée à réaliser un effort supplémentaire de l'ordre de 300 millions d'euros par an.

« Nous ne sommes plus entendus, ni même écoutés. C'est pourtant du terrain que les meilleures pistes d'efficience et d'efficacité pourraient émerger », déclare encore Philippe Devos, qui appelle les autorités à mesurer l'impact de leurs décisions sur les bénéficiaires et les professionnels du secteur.

 

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Derniers commentaires

  • Marie-Louise ALLEN

    12 juin 2026

    On ne va pas droit dans le mur. On y est et on le creuse... jusqu'à ce qu'il nous tombe dessus!

  • Robin GUEBEN

    10 juin 2026

    N'enseigniez-vous pas la disruption il y a quelques années ? Citez-moi une seule productivité concrète de l'Aviq à part des posters ou des actions comme Ask3 (alors que le SOAP existe depuis la seconde guerre mondiale) ; citez-moi une seule productivité intellectuelle de l'Aviq à part me tenir la jambe pendant 1h avec un retard accumulé de 20 patients arrivant en vague pour des questions bateaux en épidémie de gastro en camp scout ou en épidémie de covid dans un centre de langues ; citez-moi une seule productivité économique de l'Aviq mis à part créer des petites pensions mais qui iront faire fonctionner l'économie en Espagne à leur retraite avec de l'argent belge ?
    Je paierai un resto avec mon argent de "capitaliste pro-américain" au membre de l'UNESSA qui me donnera une réponse satisfaisante.

    Si on considère le système de soins de santé comme un organisme, les cadres de santé sont des organes vestigiaux qui ont une utilité à un moment donné mais pas pour toujours et doivent disparaître au profit des organes vraiment productifs. Une structure vestigiale, soit ça disparaît, soit ça se cancérise ; visiblement on constate le choix systématique. C'est quand même stupéfiant le chantage à la dégradation des vrais prestataires infirmiers, gardiennes de crèche, pompiers-ambulanciers, aide-soignants etc quand on parle de coupes dans les fonctionnaires de l'exécutif et les cadres du secteur non-marchand.

    Refinancement-refinancement-refinancement, on dirait des zombies.