Une augmentation du ticket modérateur pour une visite chez le médecin est "négociable", selon Frank Vandenbroucke. Mais le ministre de la Santé publique exige alors des "garanties solides" de la part de l'industrie pharmaceutique quant au respect du budget des médicaments et une véritable lutte contre le gaspillage, a-t-il indiqué mercredi dans un podcast diffusé par Het Laatste Nieuws.
Dans les prochaines semaines, le gouvernement fédéral se penchera sur le budget 2026. Ces derniers jours, l'augmentation du ticket modérateur - la part payée par le patient - a été envisagée comme une mesure susceptible de générer des recettes.
Plus tôt dans l'année, Frank Vandenbroucke avait déjà proposé d'augmenter le ticket modérateur pour certains médicaments trop bon marché ou surconsommés. Cette fois, la N-VA, partenaire de majorité, évoque la question du ticket modérateur pour les consultations.
Pour le vice-Premier ministre Vooruit, il n'y a actuellement pas de problème d'excès de consultations médicales. Il se dit cependant disposé à négocier sur le ticket modérateur, mais à deux conditions : obtenir des garanties du secteur pharmaceutique quant au respect du budget consacré aux médicaments et s'assurer que le secteur compensera lui-même l'éventuel dépassement. Le socialiste veut aussi s'assurer que le gaspillage de médicaments et l'excès d'examens soient véritablement pris en compte.
Un train de mesures est également prêt pour les 500.000 malades de longue durée. Mais le ministre souhaite également prendre des mesures supplémentaires pour mieux accompagner ceux qui sont absents depuis longtemps. Frank Vandenbroucke se dit prêt à "aller aussi loin que possible" pour mettre le budget en ordre, mais cela doit, à ses yeux, être fait "de manière équitable". Les dépenses sont inférieures à ce qui était prévu dans l'accord de gouvernement, mais les recettes sont aussi à la traîne.
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