Le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke (Vooruit), souhaite que son ministère reprenne la mission de triage téléphonique pour les services de garde des médecins généralistes, a-t-il déclaré à la VRT. Ce service est actuellement assuré par le centre d'appel d'urgence 1733, qui relève de la compétence de son homologue de l'Intérieur.
Pendant la récente vague de chaleur, les centres d'appel d'urgence ont reçu un nombre exceptionnellement élevé d'appels. Les temps d'attente ont atteint 10 minutes pour le numéro d'urgence 112 et jusqu'à 25 minutes pour le 1733, le numéro des services de garde des médecins généralistes.
M. Vandenbroucke examine la possibilité de transférer automatiquement les appels vers le 1733 vers les services de garde des médecins généralistes, sans passer par un intermédiaire, pendant les heures de pointe. Les usagers continueraient alors à composer le même numéro, mais seraient directement mis en relation avec le service de garde. L'État prendrait en charge les éventuels coûts supplémentaires de cette mesure temporaire.
Le ministre travaille par ailleurs à une réforme structurelle. Il envisage notamment un transfert du 1733 vers le ministère de la Santé publique. M. Vandenbroucke a affirmé en avoir déjà discuté fin 2025 avec le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin (MR).
Plusieurs pistes sont à l'étude. Le triage téléphonique pourrait être intégré aux services de garde des médecins généralistes, il est envisagé de faire appel à des centres de soins ou encore de créer un centre d'urgence distinct au sein du ministère de la Santé publique. Ces options seront discutées cet automne avec les médecins généralistes.
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Quintin, a réagi positivement à cette annonce: "c'est une bonne chose que mon collègue de la Santé publique souhaite enfin procéder à la dissociation des appels au 1733 de ceux destinés aux centres d'urgence 112. Cette possibilité existait déjà dès la mise en place du numéro 1733."
Pour M. Quintin (MR), la prise en charge des appels au 1733 par les services de garde (de médecins généralistes) lors des pics d'affluence prévus constitue une première étape indispensable. "Cette décision peut être prise dès à présent et relève de la responsabilité de la Santé publique. J'ai déjà soumis l'année dernière des propositions en vue d'une réforme structurelle du 1733. J'attends désormais que la Santé publique présente rapidement des contre-propositions concrètes", déclare le ministre de l'Intérieur. "Le retour du 1733 sous la tutelle de la Santé publique va dans la bonne direction. Ainsi, le 112 reste disponible pour ceux qui ont besoin d'une aide urgente", conclut-il.
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Alain Pierson
06 juillet 2026Le 1733 dans la province de Luxembourg est une farce qui constitue un danger réel pour les personnes de tout âge ! Il faudrait l' interdire !