Le congrès de l'EACS s'est tenu en octobre à Paris.
Les personnes vivant avec le VIH présentent un sur-risque cardiovasculaire largement documenté mais les données demeurent rares concernant les schémas thérapeutiques injectables à longue action. Lors de l’EACS 2025, une étude menée en Suisse a évalué, pour la première fois de façon prospective, l’évolution du risque cardiovasculaire sous CAB/RPV LA à l’aide de différents scores d’évaluation validés. Les résultats montrent une stabilité globale du risque bien que l’interprétation varie selon l’outil utilisé, une observation qui interroge la pertinence comparative des scores existants pour cette population spécifique.
Allaitement sécurisé, sommeil enfin pris au sérieux, obésité redéfinie au-delà de l’IMC et nouveaux repères en cas d’infections survenant sous PrEP, telles sont quelques-unes des nouvelles recommandations préconisées par l’EACS lors du congrès 2025. Celles-ci marquent un recentrage des priorités de la prise en charge du VIH sur la vie au quotidien et non plus uniquement sur le virus.
Les données de la cohorte espagnole RELATIVITY confirment une efficacité virologique durable du passage vers un traitement injectable à longue durée d’action associant cabotégravir et rilpivirine chez les jeunes adultes vivant avec le VIH depuis leur naissance et ce, malgré des parcours thérapeutiques plus longs et plus complexes que les personnes contaminées de manière horizontale. Ces résultats, présentées lors de l’EACS 2025, devraient marquer un tournant dans la simplification thérapeutique de cette population historiquement confrontée aux résistances et au lourd fardeau du traitement quotidien.
Présentées au cours d’une des principales sessions plénières de l’EACS 2025 par Teymur Noori, haut responsable de l’ECDC (European Center for Disease Prevention and Control), de nouvelles données alertent sur un retard structurel pour l’atteinte, en 2030, des objectifs onusiens 95-95-95 en Europe.
Présentée dans le cadre de l’EACS 2025, l’étude randomisée et en cross-over CLARITY constitue la première comparaison directe entre cabotégravir IM et lénacapavir SC après injection d’une dose unique chez des adultes séronégatifs. Les résultats apportent des données inédites sur la perception patient, les réactions au site d’injection et les préférences thérapeutiques. Un jalon essentiel pour éclairer le choix clinique des nouvelles options injectables.
Malgré des bénéfices clairement démontrés par l’étude REPRIEVE, les statines en prévention primaire du risque cardiovasculaire restent sous-utilisées chez les personnes vivant avec le VIH selon de nouvelles données récoltées en conditions de vie réelle et présentées dans le cadre du congrès de l’EACS 2025 à Paris.
Présentés dans le cadre de l’EACS 2025, les résultats d’une étude basée sur la cohorte RELATIVITY apportent un éclairage à 100% féminin sur l’expérience en conditions de vie réelle du traitement injectable associant cabotégravir–rilpivirine LA (CAB-RPV LA). Entre efficacité virologique confirmée et arrêts plus fréquents, ce regard féminin redéfinit quelque peu les contours de cette innovation thérapeutique et appelle surtout à une prise en compte du genre lors du choix de traitement.
Présentée à l’EACS 2025, une étude, menée par une équipe d’investigateurs de l’Institut de médecine tropicale d’Antwerpen, révèle l’attrait croissant des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) pour la PrEP injectable à action prolongée. Un signal fort pour la prévention du VIH en Belgique.
Une étude française, présentée à la conférence européenne EACS 2025, révèle que la hausse apparente des infections sexuellement transmissibles (IST) chez les hommes gays et bisexuels vivant avec le VIH reflète surtout une intensification du dépistage plutôt qu’une véritable augmentation des transmissions.
À l’heure où la simplification thérapeutique devient un enjeu majeur du traitement du VIH, la thérapie duale associant DTG/3TC continue de convaincre. Présentées lors du congrès EACS 2025 à Paris, les nouvelles données de l’étude PASO-DOBLE confirment, après 96 semaines de suivi, la non infériorité sur le plan de l’efficacité virologique de DTG/3TC par rapport à une trithérapie associant BIC/FTC/TAF avec, atouts majeurs, moins de prise de poids et moins d’effets indésirables.
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