L’Atlas mondial de l’obésité 2025 dresse un constat alarmant: entre 2010 et 2030, le nombre d’adultes vivant avec une obésité devrait plus que doubler, passant de 524 millions à 1,13 milliard. Malgré cette trajectoire préoccupante, deux tiers des pays n’ont mis en œuvre qu’une seule, voire aucune des 5 politiques clés de lutte contre l’obésité, et seuls 7% disposent de systèmes de santé suffisamment préparés pour y faire face. Chaque année, le surpoids et l’obésité sont responsables de 1,6 million de décès prématurés liés à des maladies non transmissibles — un fardeau sanitaire plus lourd que celui des accidents de la route. Le congrès ECO 2025 s’est tenu dans un contexte d’urgence de santé, mais aussi d’espoir. Alors que les approches préventives peinent à contenir la progression du surpoids et de ses multiples complications (>200), de nouvelles stratégies pharmacologiques émergent et s’imposent. En première ligne, les agonistes des récepteurs du GLP-1 ont montré qu'ils influençaient favorablement de nombreux facteurs de risque cardiométaboliques (pression artérielle, profil lipidique, circonférence abdominale...). Actuellement, seul le sémaglutide 2,4mg a montré (notamment dans l'étude SELECT) une réduction significative du risque d'événements cardiovasculaires, chez des patients obèses non diabétiques. Leur potentiel thérapeutique s’élargit rapidement, bouleversant les paradigmes de la prise en charge. À Malaga, la communauté scientifique a exploré les données de vie réelle, les nouvelles indications, les mécanismes d’action et les défis liés à l’accès et à la pérennité des traitements. Ce congrès, placé sous le signe de l’innovation, marque peut-être un tournant dans la lutte contre l’obésité.