Les stages à temps partiel : la solution à la double cohorte ?

L’échéance de juin 2018 approche et à la Chambre, la double cohorte des étudiants en médecine fait encore et toujours l’objet de vives discussions. Cette semaine, en commission de la Santé publique, Catherine Fonck (cdH), Muriel Gerkens (Ecolo), Philippe Blanchart (PS) et Valerie Van Peel (NV-A) interpellaient Maggie De Block à ce propos. L’occasion pour la ministre d’évoquer l’avis du Conseil supérieur des médecins spécialistes et des médecins généralistes validé le 23 mars dernier.

Un rapport de la Cellule de planification de septembre 2016 estimait le manque de places de stage à 1500. La ministre avance aujourd’hui une étude actualisée qui réduit le nombre de places manquantes à 1200 (900 places en Communauté française et 300 places en Communauté flamande)

Maggie De Block annonce qu’une nouvelle concertation est prévue avec les doyens pour analyser la capacité en stages dans son ensemble mais aussi par sous-spécialité. «Le but est d’arriver à un inventaire intégré des places de stage sur tous les réseaux de formation.»   Et de rappeler aussi qu’un montant de 10 millions d’euros a été prévu en médico-mut en 2016, mais que les partenaires «ne sont pas encore parvenus à répartir ce montant».

L’avis du Conseil supérieur enfin validé

Une avancée importante dans le dossier est l’avis du Conseil supérieur des médecins spécialistes et des médecins généralistes, validé le 23 mars dernier. La ministre De Block dévoile quelques pistes pour les spécialistes.

«En ce qui concerne les spécialistes, la capacité en termes de services de stages a fortement augmenté au cours des dernières années. On va donc continuer à examiner si les lieux de stage peuvent bel et bien être pris en considération. Un autre instrument pour absorber la double cohorte est notamment la réduction du temps de travail pendant la formation à 48 heures», indique Maggie De Block.

La bonne ou mauvaise idée des stages à temps partiel ?

Une autre solution esquissée dans cet avis du Conseil supérieur est la possibilité d’effectuer des stages à temps partiels, prévue par la réglementation européenne. «Pour l’instant, la réglementation belge prévoit uniquement des stages à temps plein. Toutefois, dans un certain nombre de spécialités, il existe une demande de stages à temps partiels, accompagnés bien sûr alors d’un allongement au pro rata de la durée globale du stage. (…) Il faudra examiner cet allongement. Si le stage se fait à mi-temps, la période de stage devra être allongée de moitié. C’est aussi un problème», concède la ministre.

Enfin, la ministre explique que le Gouvernement examine des pistes pour limiter le nombre de places de stage occupées par des médecins étrangers. Et d’ajouter : «Il était intéressant, à une époque, pour les universités d'avoir des stagiaires étrangers. Aujourd'hui, on est confronté à une situation telle qu'un tiers des stagiaires sont des étrangers. Cela empêche nos étudiants d'avoir accès aux places libres».

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