Prochain accord médico-mut: qui veut quoi?

Tant l’ABSyM que le GBO (ex)posent leurs préalables alors que l’on s’apprête à entrer dans le vif du sujet, en médico-mut, en vue du prochain accord. L’ABSyM exige pour 2018 l’indexation linéaire des honoraires. Le GBO attend des signaux forts dans deux dossiers fondamentaux à ses yeux: d’une part la synchronisation des obligations DMI et e-prescription à 2021, et de l’autre la poursuite de la structuration – et du financement – de la garde MG.

On le sait, des efforts sont attendus des médecins, l’an prochain, à concurrence d’un gros 35 millions d’euros. Resteraient quelque 114 millions «devant servir à une indexation de 1,277 % des honoraires», situe l’ABSyM. Par la voix de son président, Marc Moens, et bien que le débat ne se soit pas encore réellement focalisé sur ce point en médico-mut, le syndicat a déjà fait savoir qu’il trouvait inacceptable une alternative à laquelle songe Jo De Cock: 1,5% d’index pour certaines prestations et rien du tout pour une série d’autres (détails par ailleurs sur ce site).

Du côté du GBO, traditionnellement, on frémit moins à l’idée que l’un ou l’autre sous-secteur ayant enregistré des dépassements soit davantage mis à contribution. «Nous sommes généralement favorables à une distribution sélective plutôt qu’uniforme. Mais cette année, le ‘sélectif’ de Jo De Cock ne nous emballe pas vraiment. La médecine générale ne serait pas épargnée, subissant une non-indexation du DMG», indique Marcel Bauval, vice-président. «Nous continuerons à plaider pour une répartition qui épargne les actes intellectuels, tant en médecine générale que spécialisée, d’ailleurs. Nous suggérons de plutôt dégager des moyens via les volumes, par une consommation plus rationnelle, médicalement justifiée, de la biologie, de l’imagerie… Tout ceci doit seulement être discuté.»

Deux dossiers sont fondamentaux pour le GBO et pourraient s’avérer bloquants pour la suite des tractations. «Nous demandons de la cohérence entre la date du basculement à l’e-prescription et celle du passage imposé au DMI, soit début 2021. Que l’e-prescription soit reportée au 1er mai 2018 n’y change rien.» Le vice-président se réjouit de voir que son syndicat, qui prône cette synchronisation depuis de très longs mois, «a récemment été rejoint dans ce combat par l’ABSyM».

Deuxièmement, le GBO n’entend pas lâcher prise sur le dossier de la garde. Pour lui, il faut que les autorités, ‘plus haut’ que le GT garde/postes de garde de la médico-mut, proposent à la profession un plan budgétaire correct, qui permette de poursuivre la réorganisation de la garde population, et une réorganisation visionnaire. «La ministre s’attache d’abord à couvrir tout le pays de postes. Nous voudrions qu’elle ait une vision plus globale, tournée vers l’avenir, qui prenne en compte les besoins en coordination et pour la garde en semaine. Obtenir des engagements sur ces dossiers est une condition préalable à une participation de notre part à un accord.»

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