e-prescription: PARIS disponible pour le 1er décembre

Au 2ème trimestre 2016, 5.223 MG avaient réalisé au moins 25% de leurs prescriptions de médicaments électroniquement. Au 31 août 2017, 9. 116 médecins avaient utilisé la prescription électronique. Ces statistiques ont été livrées par Maggie De Block en commission santé publique. La ministre annonce l’arrivée de l’application mobile PARIS pour dans deux mois, après une phase test.

Les députés Catherine Fonck, Véronique Caprasse et Daniel Senesael, respectivement cdH, DéFI et PS, ont remis sur le tapis, en commission santé publique, la question de l’e-prescription et – plus largement – de la réceptivité des MG à l’e-santé.

La moitié de la moitié

Maggie De Block n’a pas nié «les inquiétudes des prestataires et les problèmes pratiques qu'occasionne le déploiement des outils d’e-santé». Elle a toutefois tenu à partager ce qu’elle analyse comme des signaux encourageants: de bons scores dans des paramètres conditionnant l’octroi au MG de la prime télématique 2016, aussi dite «prime de pratique intégrée» (°).

La moitié [des MG] a atteint les seuils fixés pour au moins trois des six e-paramètres, a-t-elle indiqué. «Pour la prescription de médicaments particuliers, les résultats ont démontré que 5.223 médecins généralistes avaient réalisé au moins 25% de leurs prescriptions de médicaments électroniquement au cours du second trimestre 2016. Par ailleurs, au 31 août 2017, 9. 116 médecins avaient utilisé la prescription électronique.» L’e-prescription gagne aussi du terrain dans les hôpitaux puisque «14 d'entre eux sont aujourd'hui en mesure de prescrire des médicaments aux patients ambulants».

PARIS à nos portes

La ministre de tutelle a également évoqué le développement de l'application internet PARIS, accessible par le médecin via la plate-forme eHealth, à partir de son PC ou d’un ordinateur portable (et plus tard, avec son smartphone ou une tablette). Pour mémoire (lire par ailleurs sur ce site), ce programme web, qui a été un temps baptisé recip-e light, est destiné à permettre à une série de prestataires de prescrire électroniquement quand bien même ils n’ont pas de DMI (ou pas accès à leur DMI), à commencer par les MG en visite à domicile. Le prescripteur s'authentifiera dans PARIS à l'aide de son e-ID et de son code PIN et accédera aux fonctionnalités de base de l’e-prescription.

L’application a initialement été promise dans le courant du dernier trimestre 2017. On y est, donc. Ce calendrier sera-t-il respecté? En commission, la ministre a en tout cas affirmé qu’«une phase de test en situation réelle, préalable à la mise en place effective, est prévue, afin que les utilisateurs potentiels vérifient si la solution mise au point est efficace, et afin d'optimaliser son fonctionnement». Et d’ajouter: «PARIS sera disponible pour le 1er décembre 2017», en promettant une communication sur le sujet après la phase de test, incluant de l’info pratique, «entre autres quant à l'organisation du helpdesk».

Signe de tête

Maggie De Block a encore dit que si les ordonnances papier allaient se faire plus rares, prescrire de cette façon resterait possible, pour les cas où «l’internet est plat» ou la filière électronique impossible à utiliser. Une remarque sur laquelle Catherine Fonck n’a pas manqué de rebondir. «Nous sommes d’accord de dire qu’il restera possible de pratiquer par prescription papier? Vous hochez la tête. Je le dis pour le rapport, cela figurera ainsi dans les travaux préparatoires.»

 

(°) Pour rappel, cette prime est à réclamer avant la fin de ce mois. Infos sur le site Inami.

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Derniers commentaires

  • Cécile DENEYER

    08 Octobre 2017

    Je m'interroge sur les chiffres avancés : + de 9000 médecins auraient généré des prescriptions électroniques ??
    Quand j'interroge les pharmaciens de mon quartier, ils me disent recevoir moins de 10 % de prescriptions électroniques; aux rencontres récentes de l'AMUB, un nombre important de confrères disaient ne pas encore y être; idem dans mon GLEM ...
    D'où viennent ces chiffres ?

  • Thierry LORAND

    05 Octobre 2017

    la prescription électronique sera une perte de temps considérable. En dermatologie, notamment, combien de patients ne demandent ils pas une prescription supplémentaires d'autres produits et combien d'accompagnants ne demandent ils pas un petit conseil simple non tarifiable qui demande une petite prescription qui va prendre beaucoup plus de notre temps précieux