Kaspard: un nouveau dispositif belge de surveillance au lit des patients et des seniors

En hôpital ou en maison de repos, le dispositif de surveillance Kaspard donne l’alerte en cas de sortie de lit, de chute dans les quelques minutes qui suivent. Il permet aussi d’établir un rapport d’activités analysé et partagé par le personnel médical et les familles. La start-up a participé au programme MedTech Accelerator en compagnie de 16 autres start-up innovantes dans le monde médical.

Savoir ses proches en sécurité et suivi 24 h/24 lorsque leur santé l’exige est un élément essentiel pour de nombreuses familles. Philippe Kaplan, CEO du projet Kaspard, a développé un produit adapté à ce type de besoin. D’une taille de 15 cm, l’appareil Kaspard se fixe au mur face au lit de la personne malade ou en résidence. : «Notre volonté est de répondre à un triple challenge: créer une environnement plus sécurisé pour réduire les risques de chute, conserver l’autonomie et la mobilité de la personne âgée et aider les équipes de nuit qui manquent de moyens» explique Philippe Kaplan, CEO et fondateur du dispositif Kaspard: «J’ ai encore vu un exemple concret dans une institution de 180 chambres avec seulement trois personnes pour les surveiller

Actuellement, le dispositif Kaspard a intégré deux hôpitaux pilotes: le Chu de Liège et les cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles. «Nous sommes très attentifs aux feedbacks des gériatres: nous avons notamment des échanges sur l’impact d’un médicament sur l’activité nocturne d’un patient. Comment peut-on encore améliorer le suivi dans ces cas-là?»

Le dispositif Kaspard a également investi une maison de repos du réseau Orpea et une autre institution à Malines et à Evere. «Sur base des résultats que nous récoltons actuellement, on travaille sur la version  commercialisable en septembre pour les institutions.» poursuit Philippe Kaplan. «Notre nouveau projet est d’intégrer une adaptation au domicile pour 2109-2020. La demande est forte parce que notre solution complète fournit un rapport détaillé sur les faits de la nuit qui rassure tant les médecins que les familles, le personnel soignant et les directeurs des institutions.»

Il faut dire que la chute est la première cause de décès accidentel chez la personne âgée:  dès 65 ans, une sur trois chute et dès 75 ans, une sur deux. Kaspard permet surtout de ne pas laisser un résident qui a chuté, seul sur le sol, jusqu’au lendemain matin. «Les institutions sont aussi très intéressées par la possibilité de définir des scénarios individualisés pour chaque patient suivant sa maladie. Par exemple une alerte dès la sortie de lit, ou après 10 minutes ou en cas de non-retour dans le lit après un plus long délai.» ajoute Philippe Kaplan. «L’autre qualité qui est reconnue par les patients, les familles et une partie du personnel médical, c’est qu’il s’agit d’un système non intrusif qui procure plus de sécurité aux résidents, tout en respectant leur vie privée. Le capteur de distance ne montre, ni n’enregistre aucune image de la chambre.»

Actuellement, la plateforme électronique mise sur pied par les développeurs a permis d’utiliser au mieux un algorithme performant qui pourrait aussi prendre le chemin des résidences services.

Vous souhaitez commenter cet article ?

L'accès à la totalité des fonctionnalités est réservé aux professionnels de la santé.

Si vous êtes un professionnel de la santé vous devez vous connecter ou vous inscrire gratuitement sur notre site pour accéder à la totalité de notre contenu.
Si vous êtes un patient interessé par des informations médicales validées, consultez notre site grand public www.vivasante.be.
Si vous êtes journaliste ou si vous souhaitez nous informer écrivez-nous à redaction@rmnet.be.